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Editorial

Verbe santé

Week-end confiné. On n’a pas réinventé la roue. Nous ne sommes pas les premiers à l’avoir adopté. Beaucoup d’autres pays l’ont instauré bien avant quand il fallait conjuguer au présent de l’indicatif le sujet pauvreté et le verbe « santé ». C’est plus difficile qu’on ne le croit. Le problème est même universel et en un an, aucun pays n’a trouvé la concordance parfaite pour le temps et le mode appropriés. On essaie toutes les solutions imaginables devant une situation inédite et dont on ignore quand elle va se terminer. Sans être certain qu’on va aboutir à un résultat probant. On tâtonne et on marche sur des œufs en risquant à chaque pas de tout casser. En face le temps n’accorde aucune marge de manœuvre puisqu’il faut faire dans l’urgence. Une minute de tergiversation peut coûter une ou plusieurs vies.

Deux jours de confinement total contre des mois d’hibernation en plein été l’année passée, il n’y a pas de quoi jacasser. C’est un mal nécessaire, c’est juste un moindre mal. Pour beaucoup moins que sept morts par jour en moyenne, c’est le confinement total pour trente jours ailleurs. Si on veut en finir au plus vite avec cette pandémie, il faut passer par la manière forte. Quand le mal nécessite une ablation, on ne se fait pas d’illusion avec un pansement.

Tout le monde doit être logé enseigne et accepter les mesures prises pour le bien de tous. C’est révoltant d’entendre et de voir des responsabilités d’écoles privées réclamer la reprise des cours sous prétexte que les élèves vont soit redoubler soit passer en classe supérieure sans avoir le niveau. Une ineptie regrettable étant donné que l’école et l’église sont des endroits de prédilection de la propagation du virus. À preuve, depuis l’année dernière, les prêtres et pasteurs occupent un bon pourcentage parmi les victimes de la Covid-19. Il en va de même des taxi-brousse où aucune règle de prévention n’est respectée.

Il ne faut pas jouer avec le feu. Pour avoir trop vite levé le pied dès que le pic avait été atteint l’année dernière, on se retrouve dans cette catastrophique qui empire d’un jour à l’autre. Le pire est peut-être à venir si jamais le variant brésilien arrive chez nous. Ce qui n’est pas exclu avec les vols soidisant de rapatriement entre Paris et Tana alors que Paris vient de suspendre toute liaison avec le Brésil.

On croise les doigts pour qu’on n’en arrive pas là sinon ce serait vraiment une hécatombe. Pour l’éviter, il n’y a pas d’autre alternative que la discipline et la fermeté.

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