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Traitement anti-covid-19 – La vente des médicaments dans la rue continue

Dans un quartier de la capitale, on trouve des médicaments que les pharmacies n’ont pas.

Le marché noir des médicaments progresse, en cette période d’épidémie. L’État a rappelé que la vente illicite des médicaments est interdite et sanctionnée.

LES médicaments introuvables dans les pharmacies, se voient facilement au marché noir. À Ambohipo, il suffit d’approcher les intermédiaires de vente de médicaments qui envahissent le quartier, de marchander sur le prix, et de rentrer avec les médicaments que vous recherchez.

« Que peut-on faire pour vous ? Nous avons du Lovenox, du Magné B6, de l’Azithro­mycine », propose un intermédiaire aux clients qui l’approchent. Ces médicaments sont les plus recherchés, en cette période de pandémie. Sur le marché noir, le prix d’une boîte de Lovenox varie entre 60 000 et 90 000 ariary. Ils proposent une boîte d’Azithromy­cine entre 15 000 et 35 000 ariary. Et la boîte de Magné B6 est vendue entre 13 000 ariary et 35 000 ariary.

« C’est un bon prix que je vous ai proposé là, madame », indique un jeune homme dans la vingtaine d’années. Il n’est intermédiaire de vente de médicaments à Ambohipo que depuis quelques jours, car il a été receveur de bus, auparavant. « Je trouve que ce métier rapporte plus que le transport, c’est pour cela que j’ai changé de métier », raconte-t-il.

Les vendeurs illicites de médicaments commencent, également, à envahir d’autres rues de la capitale, comme à Isotry. À Ambohipo, ils ont des médicaments liés au coronavirus qui sont en pénurie dans les pharmacies.

Amplification

Des pharmaciens ont redouté cette amplification du marché noir des médicaments, après la forte consommation des médicaments liés au coronavirus, au début de cette deuxième vague de l’épidémie, et qui a épuisé les médicaments des pharmacies. Leur inquiétude s’est confirmée par la vente de fortifiants, d’antibiotiques, entre autres, sur les réseaux sociaux et dans les rues.

Andry Rajoelina, président de la République, a annoncé dans son discours dimanche, que la vente des médicaments sur les réseaux sociaux et dans la rue est interdite. Cela pour mettre fin au marché noir des médicaments contre la Covid-19. Sur les réseaux sociaux, on voit de moins en moins de personnes à proposer des médicaments. La Police nationale a appréhendé cinq vendeurs illicites de médicaments sur Facebook, la semaine passée. Ils sont placés sous mandat de dépôt à Antanimora. La chasse aux vendeurs illicites dans la rue se préparerait.

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