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MENABE ANTIMENA – Des migrants relocalisés hors de l’aire protégée

Cette nouvelle réserve offrira de nouvelles sources de revenus en dehors de la zone protégée.

Ayant subi des pressions dues à la migration depuis le Sud, Menabe Antimena n’est pas encore tiré d’affaire. Toutefois, la relocalisation des migrants a été l’une des solutions proposées pour assurer la conservation des vestiges de l’aire protégée de Menabe Antimena.

Des migrants qui se sont installés dans l’aire protégée Menabe Antimena ont été réinstallés dans le village de Bezeky. Un plan de réinstallation a été mis en place et sera étendu pour d’autres migrants. Ce plan inclut le lancement d’une nouvelle initiative « Titre Vert » visant à donner accès à des terres arables aux populations qui se sont installées illégalement dans la zone protégée après avoir fui la sécheresse dans le Sud. Après avoir fait preuve d’une utilisation productive de la terre, les migrants pourront obtenir des titres fonciers officiels pour les parcelles données par le gouvernement.
L’USAID a prolongé son activité Mikajy dans le Menabe pour une sixième année afin d’aider plus de 800 ménages déjà présents dans la réserve foncière de Bezeky et 1 000 nouveaux agriculteurs autour du parc. L’intro­duction de pratiques agricoles de conservation améliorera le rendement des cultures et la qualité des sols, et le reboisement d’une « ceinture verte » autour de la forêt protégée fournira aux villageois du bois et d’autres matériaux nécessaires à leur vie quotidienne. L’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID)
travaille de concert avec le ministère de l’Agriculture, les représentants des Minis­tères de l’Aménagement du Territoire, de l’Environnement et du Développement durable, le Gouverneur du Menabe et les autorités régionales.
L’initiative est centrée sur le village de Bezeky, où les migrants se verront proposer une relocalisation volontaire aux côtés des habitants actuels du village. Les deux populations bénéficieront d’une amélioration des infrastructures, d’une aide à l’agriculture et d’un soutien à la diversification des moyens de subsistance.

Moyens de subsistance

Le gouvernement fournira le terrain et collaborera avec l’USAID et d’autres partenaires pour développer l’infrastructure des services publics, agrandir les logements et fournir un soutien aux activités agricoles.
« À mesure que le climat change, les migrants continueront à chercher refuge dans de nouvelles régions », a déclaré Agathe Sector, Directrice du Bureau de l’Environnement Durable et du Dévelop­pement Économique de l’USAID, lors du lancement du projet. « Aider les migrants à accéder à la terre et à construire des moyens de subsistance durables en vue d’un avenir meilleur est une approche véritablement avant-gardiste, plus durable et plus humaine. Elle contribuera également à stimuler l’économie et à transformer les terres dégradées en champs et forêts généreux.

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