Antsirabe a des particularités qui la singularisent. C’est une ville industrielle avec notamment le textile, l’agroalimentaire, le tabac, les zones franches… et les eaux thermales. Et pourtant quelque part Antsirabe est restée très paysanne, car la grande majorité de ses fokontany est habitée par des ruraux, le sol du Vakinankaratra étant très fertile. ANTSIRABE, c’est aussi la rencontre insolite et réussie entre la quiétude d’une petite ville provinciale française, bien à son aise quand le thermomètre taquine le zéro, et le cachet typiquement malgache des marchés et quartiers traditionnels. Mais dans les esprits, Antsirabe c’est avant tout ses eaux thermales, le fameux « ranomafana ». De la somme de toutes ces qualités il résulte que « Bira » comme la surnomme la jeunesse a une vocation touristique très marquée, mais qui cherche encore sa vraie voie. Les armoiries d’Antsirabe ont été définies par arrêté municipal du premier janvier 1952 avec pour devise « Ranomasina Ranomanoro », eau salée, eau qui bout. Tout est dit en deux mots qui, pour l’image de marque de la ville, donnent définitivement la préférence à ses sources d’eaux chaudes. Ce n’est peut-être que justice, car Antsirabe est constellée par pas moins de trente sources. La première à offrir un intérêt certain en termes d’utilisation est découverte en 1878 par le missionnaire norvégien Rosaas qui envoie des échantillons en Europe à des fins d’analyse. Les eaux d’Antsirabe sont déclarées semblables à celles de Vichy mais plus riches en alcalis. Le même Rosaas construit pour la reine une maison de bain qui lui est remise en 1885. Avec la colonisation, toutes les sources sont déclarées propriétés de l’État. Sondages et forages se poursuivent, et une source découverte en 1913 alimente encore aujourd’hui les salles de cure externe du Centre de Crénothérapie et de Thermoclimatisme. L’établissement est situé en plein centre ville. Dans sa partie nord se trouvent la piscine couverte et le bassin pour la rééducation. Les salles à l’ouest sont pour leur part réservées à la physiothérapie. Un autre bâtiment est aménagé en cabines individuelles dont une est munie de jets plantaires, de jets latéraux, et d’une lance percutante pour l’hydromassage. Une autre est dotée d’une baignoire à bain tourbillonnante. À côté de ces installations réservées au traitement par l’eau, se trouvent celles du massage à sec et des cataplasmes de boue. La cure thermale ne sollicite en effet pas uniquement l’eau, mais également d’autres éléments comme la boue, la vapeur, ou les appareils électriques (aérosols, infrarouge, ondes courtes…) L’histoire des eaux d’Antsirabe est indissociable de celle de l’Hôtel des Thermes ouvert en 1922 pour héberger la clientèle européenne habituée aux meilleures conditions d’hébergement. La ligne de chemin de fer est inaugurée l’année suivante, donnant à Antsirabe encore plus de commodité d’accès. Cet âge d’or du thermalisme à Antsirabe est à ressusciter. N’a-t-il pas récemment été question de tourisme de bien-être pour l’avenir de la capitale du Vakinankaratra ? Cette option ne peut être optimisée qu’en la plaçant dans un contexte plus large prenant en compte tous les atouts de la ville et de sa région. La randonnée villageoise par exemple a été implantée ici il y a de cela plusieurs années déjà par l’Association grenobloise Tetraktys. Le randonneur a en général plus de quarante ans, il est certain qu’après s’être sainement dépensé du côté de Betafo, d’Ambatonikolahy, ou du massif de l’Ibity, des séances de relaxation thermale sont les bienvenues. Le Golf Club d’Antsirabe sur les flancs de l’Ivohitra est un petit joyau avec la convivialité en plus. Créé en 1935, il est le plus ancien golf de Madagascar et a été réhabilité en 1987 après des années d’oubli. L’artisanat et les pierres ne sont pas non plus à oublier. Des liens mutuellement avantageux peuvent être tissés avec le thermalisme. Les Villes d’Eaux de par le monde sont souvent aussi des villes de Congrès et de Culture, pourquoi pas Antsirabe ? Elle mérite d’être un véritable pôle touristique aux multiples facettes mais dont l’épicentre serait le thermalisme, et non une simple étape sur la route du Grand Sud.
Antsirabe a des particularités qui la singularisent. C’est une ville industrielle avec notamment le textile, l’agroalimentaire, le tabac, les zones franches… et les eaux thermales. Et pourtant quelque part Antsirabe est restée très paysanne, car la grande majorité de ses fokontany est habitée par des ruraux, le sol du Vakinankaratra étant très fertile. ANTSIRABE, c’est aussi la rencontre insolite et réussie entre la quiétude d’une petite ville provinciale française, bien à son aise quand le thermomètre taquine le zéro, et le cachet typiquement malgache des marchés et quartiers traditionnels. Mais dans les esprits, Antsirabe c’est avant tout ses eaux thermales, le fameux « ranomafana ». De la somme de toutes ces qualités il résulte que « Bira » comme la surnomme la jeunesse a une vocation touristique très marquée, mais qui cherche encore sa vraie voie. Les armoiries d’Antsirabe ont été définies par arrêté municipal du premier janvier 1952 avec pour devise « Ranomasina Ranomanoro », eau salée, eau qui bout. Tout est dit en deux mots qui, pour l’image de marque de la ville, donnent définitivement la préférence à ses sources d’eaux chaudes. Ce n’est peut-être que justice, car Antsirabe est constellée par pas moins de trente sources. La première à offrir un intérêt certain en termes d’utilisation est découverte en 1878 par le missionnaire norvégien Rosaas qui envoie des échantillons en Europe à des fins d’analyse. Les eaux d’Antsirabe sont déclarées semblables à celles de Vichy mais plus riches en alcalis. Le même Rosaas construit pour la reine une maison de bain qui lui est remise en 1885. Avec la colonisation, toutes les sources sont déclarées propriétés de l’État. Sondages et forages se poursuivent, et une source découverte en 1913 alimente encore aujourd’hui les salles de cure externe du Centre de Crénothérapie et de Thermoclimatisme. L’établissement est situé en plein centre ville. Dans sa partie nord se trouvent la piscine couverte et le bassin pour la rééducation. Les salles à l’ouest sont pour leur part réservées à la physiothérapie. Un autre bâtiment est aménagé en cabines individuelles dont une est munie de jets plantaires, de jets latéraux, et d’une lance percutante pour l’hydromassage. Une autre est dotée d’une baignoire à bain tourbillonnante. À côté de ces installations réservées au traitement par l’eau, se trouvent celles du massage à sec et des cataplasmes de boue. La cure thermale ne sollicite en effet pas uniquement l’eau, mais également d’autres éléments comme la boue, la vapeur, ou les appareils électriques (aérosols, infrarouge, ondes courtes…) L’histoire des eaux d’Antsirabe est indissociable de celle de l’Hôtel des Thermes ouvert en 1922 pour héberger la clientèle européenne habituée aux meilleures conditions d’hébergement. La ligne de chemin de fer est inaugurée l’année suivante, donnant à Antsirabe encore plus de commodité d’accès. Cet âge d’or du thermalisme à Antsirabe est à ressusciter. N’a-t-il pas récemment été question de tourisme de bien-être pour l’avenir de la capitale du Vakinankaratra ? Cette option ne peut être optimisée qu’en la plaçant dans un contexte plus large prenant en compte tous les atouts de la ville et de sa région. La randonnée villageoise par exemple a été implantée ici il y a de cela plusieurs années déjà par l’Association grenobloise Tetraktys. Le randonneur a en général plus de quarante ans, il est certain qu’après s’être sainement dépensé du côté de Betafo, d’Ambatonikolahy, ou du massif de l’Ibity, des séances de relaxation thermale sont les bienvenues. Le Golf Club d’Antsirabe sur les flancs de l’Ivohitra est un petit joyau avec la convivialité en plus. Créé en 1935, il est le plus ancien golf de Madagascar et a été réhabilité en 1987 après des années d’oubli. L’artisanat et les pierres ne sont pas non plus à oublier. Des liens mutuellement avantageux peuvent être tissés avec le thermalisme. Les Villes d’Eaux de par le monde sont souvent aussi des villes de Congrès et de Culture, pourquoi pas Antsirabe ? Elle mérite d’être un véritable pôle touristique aux multiples facettes mais dont l’épicentre serait le thermalisme, et non une simple étape sur la route du Grand Sud.