Culture

« Takarivan’i Toliara » – La culture du Sud-Ouest sous toutes ses formes

Les artistes ne sont pas les mêmes à chaque « Takarivan’i Toliara »  sous le tamarinier d’Ankilisoafilira.

Deux fois par mois, le « Takarivan’i Toliara » offre l’opportunité aux jeunes artistes encore inconnus de se faire connaître sous le grand tamarinier d’Ankilisoafilira.

Ankilisoafilira, le grand tamarinier de Toliara est choisi par la direction régionale de la Communication et de la culture (DRCC) pour lancer le « Takarivan’i Toliara ». Le tamarinier, dans le Sud-Ouest, évoque tout simplement, un lieu privilégié de rencontres pour les communautés. « Le kily ou tamarinier est un lieu culturel et abrite les réunions, les rencontres, les prises de décisions par des Olobe ou autorités traditionnelles de différentes localités de la région Sud-Ouest. C’est un lieu de regroupement des communautés. Aussi, avons-nous choisi, avec l’Office régional du Tourisme de Toliara (ORTU), le grand tamarinier de la ville de Toliara pour lancer cet événement régional », explique Laura Ambinintsoa, directeur régional de la Communication et de la culture pour le Sud-Ouest.

Le « Takarivan’i Toliara » ou littéralement une « soirée à Toliara » regroupe, en un seul endroit, des artistes talentueux de tous âges mais encore inconnus du grand public.

« Ces jeunes proviennent de divers fokontany de la ville de Toliara ou des communes rurales des districts. Les jeunes que nous appelons communément mpitaingi-tamboho ou des jeunes inactifs qui remplissent nos quartiers, sont pleins de talents cachés. L’objectif est donc de démontrer que des jeunes et moins jeunes vivent et sont dans la culture typique de la région Sud-Ouest » ajoute le directeur régional.

Talents

Une vingtaine de jeunes ont présenté leur savoir-faire samedi dernier à Ankilisoafilira. Individuels ou en groupe, les artistes ont fait leur show. Et avec surprise, en effet, ils sont adroits en slam, en chant, en a capela, en rythme Beko, Tsapiky. À chaque prestation, l’artiste est tenu de faire une brève présentation de son art, ce qu’il en comprend, ce qu’il en sait ainsi que le message qu’il veut véhiculer. Deux fois par mois, le premier et le dernier samedi du mois, depuis le mois de janvier, le « Takarivan’i Toliara » enchante les Tuléarois. Des spectateurs de nationalité étrangère suivent aisément la cadence des rythmes et s’adonnent à quelques pas de danse ou de petits mouvements sur place. « Je trouve que c’est une bonne initiative. Tuléar vit, revit avec ce genre d’événements », livre Judy, une Française de passage à Toliara, enchantée devant le show de D-lain, samedi dernier, le chanteur phare du moment, originaire de la région Sud-Ouest. L’événement est co-organisé avec l’Office régional du tourisme (ORTU) qui lance comme objectif la destination Toliara. La cité du Soleil où il fait chaud 365 jours par an continue d’intéresser, notamment, les touristes étrangers. La beauté des plages n’est plus à démontrer. « Takarivan’i Toliara » constitue ainsi une aubaine pour connaître les populations qui composent cette belle région du Sud-Ouest.

 

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