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Santé – Six enfants succombent de paludisme

Le seuil, en ce qui concerne le paludisme, est doublé à Fénérive Est, selon le médecin inspecteur. 

Le palu refait surface. Six enfants en ont fait les frais, faute de soins appropriés.

Des enfants âgés entre deux et douze ans sont décédés successivement durant les deux semaines passées, dans trois fokontany du district de Fenerive Est. « Six enfants dans le fokontany Ampangamena et Beradaka dans la commune rurale de Faranambana et dans le fokontany Bekorodogno, meurent du paludisme », indique le Docteur Sahala Dominioni, Médecin Inspecteur à Fénérive Est. Selon le médecin, bon nombre d’entre eux sont du même village, mais issus de foyers différents. Les victimes se trouvaient dans un état grave, lorsqu’ils étaient amenés dans un centre de santé. « La maladie était à un stade grave pouvant aller jusqu’à une anémie ou même à une insuffisance rénale, et d’autres ont été dans un état comateux », explique le médecin chef. Sur les réseaux sociaux, un appel à l’aide a indiqué que la maladie était suspecte, mais le médecin Inspecteur rassure que la maladie était maîtrisée, et qu’il s’agissait de paludisme.

Automédication et retard de prise en charge dûs à l’éloignement des centres de santé, sont parmi les causes de décès. Pour les habitants de la commune Beradaka, par exemple, ils doivent parcourir une dizaine de kilomètres avant de trouver un centre de santé.

Prise en charge

« L’auto médication reste l’une des causes de décès chez nous puisque ,dans la majeure partie des cas, lorsque l’enfant est malade, les parents optent pour un traitement à base de préparation traditionnelle, ce qui est parfois dangereux », enchaîne-t-il. Malgré la présence des agents communautaires, il y a également une réticence. Lorsque les méthodes traditionnelles s’avèrent inefficaces, c’est seulement à cet instant que les parents décident d’aller vers le centre de santé de base le plus proche. Mais c’est souvent une décision tardive. « Les décès ont lieu souvent à domicile et parfois à un stade difficile », explique le médecin.

Des approvisionnements en médicaments ont été effectués après la descente de l’autorité sanitaire locale et les maires des communes concernées. « Une riposte en intrant de paludisme a été effectuée sur place, après la constatation des faits. On a également remis un matériel pour le test de diagnostic rapide et les ACT pour toutes tranches d’âge et enfin, à titre préventif, des moustiquaires pour les centres de santé », souligne-t-il. Lorsque d’autres cas ont été constatés, les malades ont pris des médicaments à titre préventif.

« Les agents communautaires sur place ont été renforcés en matière de capacité, notamment dans la sensibilisation sur cette maladie. C’est pourquoi nous avons utilisé la technique de l’observation des malades et accompagnement pour la prise de médicament », enchaine-t-il. La partie Est est parmi la partie de la Grande île où le paludisme est en recrudescence.