Editorial

Mode pause

Le monde à l’arrêt, du moins en mode pause. Le coronavirus a ceci de positif de stopper net la bêtise humaine. En deux mois, il a réussi là où tous les grands du monde ont échoué dans leur tentative de réduire le réchauffement climatique. L’arrêt presque total de la production industrielle, la suspension de la course à la croissance faute de demande, a redonné à la planète terre la fraîcheur et la propreté qui le fuient de plus en plus chaque année. On ignore depuis combien de temps cela va durer mais ce qui est certain, c’est que la pollution encaisse un coup d’arrêt. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les survivants au coronavirus lui doivent une fière chandelle au point de vue sanitaire. Les allergies infantiles devenues universelles et incurables, les problèmes respiratoires, les soucis cardiaques… auront été balayés par le Covid 19, agissant en agent purificateur de l’atmosphère.

Qui l’eut cru? On n’imaginait pas les grandes puissances se plier à l’omnipotence du coronavirus alors qu’à plusieurs reprises lors du Cop 21, Cop 22 et d’autres sommets sur l’environnement, ils n’ont pas daigné faire une petite concession pour sauver la terre et l’humanité. Maintenant, les préjudices causés par cet arrêt total des usines et industries de par le monde est mille fois plus important que le manque à gagner qu’aurait généré un refus de profit pour préserver l’environnement. Sans compter, bien évidemment, le budget englouti pour tenter de mettre hors d’état de nuire Covid 19.

Autre bienfait apporté par le coronavirus, la baisse du prix du baril de pétrole qui frôle les 25 dollars. Et cela risque encore de baisser, faute de demande.

Le monde respire avec une bouffée d’oxygène pour un bon bout de temps mais doit s’apprêter à vivre la plus grave crise après le krach de Wall Street. C’est une économie exsangue qui sortira après le passage du coronavirus, on ne sait dans combien de temps. Madagascar se trouve dans la même galère même si, pour le moment, il est épargné par la pandémie. Tous les secteurs stratégiques de l’économie sont frappés par le coronavirus à l’image du tourisme, des entreprises franches, des mines… En outre, les recettes fiscales et douanières en prendront un coup à cause du marasme. Tous les plans de développement, tous les projets devront certainement être revus.

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