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Abus sexuel – Une enseignante raconte le viol de sa fille

Le viol a été commis courant 2018-2019, à Ifanadiana.

Après l’acquittement du présumé violeur de sa fille, à Mananjary, une enseignante brise le silence. Elle dénonce une suspicion de corruption. L’affaire est portée au top-niveau.

Dans le bain. Des responsables pédagogiques, à Ifanadiana, et d’autres personnes mouillées dans un crime sexuel sont sous le feu des projecteurs.

Jeanne Marie Suzanne Ramarovavy, enseignante dans le Vatovavy-Fitovinany, a levé le voile sur le viol qu’a subi sa fille, âgée de 13 ans, en classe de sixième. Elle vient d’être redirigée par la police du commissariat central de Tsaralalàna vers un responsable des doléances à Ambohitsirohitra. Elle a également rencontré des responsables au ministère de la Justice, à l’association Fitia et à la direction des ressources humaines du ministère de l’Enseignement. Elle entame cette démarche dans le but de redresser la barre.

Abusée

Sa fille avait été victime de détournement de mineur suivi d’agression sexuelle, selon la gendarmerie de Ranomafana, hier, au téléphone. L’auteur était son supérieur dans l’enseignement.

« Nous ignorons le dernier sort du prévenu. Nous confirmons, par contre, que nous avons reçu la plainte de la femme avec le certificat médical. Nous avons enquêté les deux parties, clôturé les procès-verbaux et les avons conduites au tribunal. Le mis en cause a nié ses inculpations. Le Parquet l’a placé sous mandat de dépôt. C’est tout ce qui était à notre niveau », explique un sous-officier.

« Le violeur s’est trouvé en prison depuis le 4 février. Il a été jugé le 27 février où il a été acquitté. Il aurait été aidé par un collègue à s’en sortir », précise Jeanne Marie.

« En novembre 2019, ma fille avait été hospitalisée à cause d’une brûlure. J’ai constaté, à ce moment-là, qu’elle n’était plus vierge. Un contrôle médical a pu vérifier qu’elle a été abusée. Avant, elle avait eu peur de moi. J’étais un peu agressive envers elle. Pourtant, cette fois, elle m’a tout raconté lorsque je lui ai demandé qui lui a fait cela », poursuit-elle.

D’après cette enseignante, son enfant aurait été violée plusieurs fois entre septembre 2018 et août 2019. Cette mineure avait été menacée de mort par le pervers. Elle n’a pas osé en toucher un mot à personne. Actuellement, ses blessures ne sont pas toujours guéries. Elle et sa mère sont à Antananarivo pour poursuivre les soins et en même temps, dénoncer ce crime compromettant.