Santé

Maladie respiratoire – Forte poussée de bronchiolite

Au centre hospitalier universitaire mère-enfant de Tsaralalàna, les salles affichent plein pour les enfants atteints de bronchiolite.

La bronchiolite sévit et les enfants de moins de deux ans en sont les plus atteints. Néanmoins, la maladie n’est pas encore au stade d’épidémie pour le moment.

Un mois après la flambée de la bronchiolite, elle sévit encore. Mille cas ont été enregistrés au niveau national. « Depuis deux mois, mille enfants ont été admis, pour cas sévère de bronchiolite, au sein des Centres hospitaliers universitaires (CHU), dans quelques régions dont cent quatre-vingt-deux à Toamasina au sein du service pédiatrique d’Alankinina, douze à Antsiranana et cinq à Toliara », indique le Professeur Gaetan Duval Solofomalala, Directeur général de la fourniture des soins au niveau du ministère de la Santé publique. La maladie touche les enfants de moins de deux ans, et ceux de moins de trois mois sont les plus exposés aux complications. Néanmoins, ces dernièrs cas sont rares.
« Les enfants ayant des malformations ou cardiopathie sont les plus vulnérables aux complications relatives à cette maladie. On enregistre 0,39 % de mortalité pour les enfants de moins de deux ans atteints de bronchiolite. Toutefois, il n’y a aucun risque d’épidémie puisque c’est la saison qui favorise la maladie », affirme le Professeur.
Au niveau du Centre hospitalier universitaire mère-enfant (Chumet), beaucoup d’enfants sont malades. « Hier, sur quarante-deux consultations, trente et un sont atteints de bronchiolite », indique Docteur Clara Gladys Raherinampiniaina, Directeur adjoint technique par intérim au Chumet. D’ailleurs, la capacité d’accueil du Chumet est dépassée, vu le nombre d’enfants admis. « Quinze à dix-neuf enfants diagnostiqués sont atteints et sont hospitalisés chaque jour dans le centre hospitalier mère enfant. Or, faute de place, la plupart d’entre eux ne sont pas hospitalisés chez nous, mais dans d’autres hôpitaux pédiatriques travaillant en collaboration avec le centre », rajoute le Docteur Clara Gladys Raherinampiniaina.
Prévention et traitement
La bronchiolite est due à la présence du virus respiratoire Syncitial (VRS), dans l’organisme pour un nourrisson ou un enfant. En période de pluie, la maladie prolifère facilement. Elle se transmet par voies aériennes, et peut être transportée par des objets souillés, par les mains, les éternuements et les sécrétions nasales. « Les symptômes de la bronchiolite se présentent par un écoulement nasal, une toux et une difficulté respiratoire accompagnée d’une montée de la température et d’une perte d’appétit chez le nourrisson ou l’enfant de mois de deux ans », explique toujours le docteur. Les traitements sont symptomatiques c’est-à-dire que la maladie n’a pas de traitement spécifique. Selon le docteur, « Le nourrisson est traité au cas par cas par rapport à son état. Lorsque le rhume ou l’obstruction survient, il sera traité par le biais de la désobstruction rhinopharyngée ou le lavage du nez. Et en cas de montée de température, il est primordial de la faire baisser ».
Toutefois, il est fortement déconseillé aux parents de procéder à une automédication. Si les symptômes de bronchiolite se présentent à leurs enfants, ils doivent se rendre chez un médecin. « Il est interdit de donner ou administrer un antitussif puisque cela va amplifier la difficulté respiratoire chez le nourrisson », recommande Docteur Clara Gladys. Pour la prévention, les médecins recommandent à ceux qui côtoient l’enfant malade de se laver fréquemment les mains, afin d’éviter la propagation de la maladie.

 

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