Faits divers

Ampitatafika – Deux corps sans vie repêchés dans la Sisaony

Les deux corps ont été repêchés dans cette rivière de Sisaony, à Ampitatafika.

Deux cadavres dans la rivière de Sisaony, à Ampitatafika ont été remontés à la surface, hier matin. La gendarmerie et le médecin attestent une mort par noyade.

 

Deux découvertes macabres, dans la rivière de Sisaony, à proximité du pont d’Ampitatafika, hier. à 6h30, les gendarmes du poste avancé local ont été appelés à constater la première dépouille flottant sur l’eau. La victime est un père de famille, âgé de 40 ans et habite à Ambohidratrimo. A cette heure-là, ce sont les riverains qui l’ont aperçu un peu au milieu et ont dû traverser le fleuve à la nage pour le ramener sur la berge. D’après le signalement de sa disparition, il n’a pas donné signe de vie depuis dimanche. Ses proches ont expliqué qu’il a quitté sa maison ce jour-là pour rendre visite à son père demeuré à Ampitatafika. Pour y arriver, il devait passer par Sisaony et prendre une pirogue. Sur la rive, il aurait glissé et serait tombé pour être finalement englouti par les eaux, comme l’ont supposé la gendarmerie et le fokonolona au sujet des circonstances de sa mort. Personne n’a pourtant vu ce qui s’est réellement passé.
Depuis, son père et sa famille se sont mis à sa recherche, mais ont eu la main malheureuse. Endeuillés par cette mauvaise nouvelle, ils ont accouru vers les lieux de la découverte macabre sitôt qu’ils ont été informés. Le médecin légiste et la gendarmerie présents sur les lieux ont attesté un décès par noyade. Le défunt ne présentait pas non plus de traces de violence.
Des plongeurs interviennent
Trois heures plus tard, une femme d’une trentaine d’années, riveraine d’Ampitatafika Avaratetezana, s’est déchaînée pour se jeter mortellement dans la rivière, non loin de l’endroit où a été retrouvé le quadragénaire. Son corps inanimé a également été remonté à la surface grâce à l’intervention des pompiers spécialisés en milieu aquatique, dont trois plongeurs et cinq suppléants avec un véhicule de secours.
« Cette dame souffre d’une dépression. Stimulée par sa maladie, personne n’a réussi à la maîtriser. Elle a fini par plonger et ne s’en est pas sortie vivante», racontent ses voisins, témoins oculaires de la scène.
« Les plongeurs sont arrivés sur place quinze minutes après l’alerte et la recherche a duré une heure et demi », précise le lieutenant Yves Helory Ralimbison, responsable de communication et formation des sapeurs-pompiers de Tsaralàlana. A la fin des constatations, les deux corps ont été remis à leur famille.