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Risque d’éboulement – Plusieurs rochers dangereux à Ambohimangakely

Raymond Ralaiarimanana vit sous des rochers dangereux.

Raymond Ralaiarimanana, habitant du fokontany Tsarahasina, à Ambohimangakely, se repose sur son lit, hier après-midi, sans avoir l’esprit vraiment tranquille. Un gros rocher de près de cent tonnes s’est écoulé et s’est cassé en trois, au dessus de sa maison, cette semaine. Les dangers ne sont pas écartés. A part ces rochers qui ont chuté, non loin de sa maison, d’autres menacent, également, de s’écrouler. « Tous les rochers sur cette colline peuvent s’écrouler, en cette saison pluvieuse », annonce le Dr Lalah Andriamirado, technicien du Bureau national de la Gestion des risques et catastrophes (BNGRC). Il y a, au moins, trois blocs de rochers, dont un d’une dimension importante, qui présentent un danger important, pour des habitants de Tsarahasina.

Raymond Ralaiarimanana est conscient du danger. « Au fil du temps, le sol va devenir mou et les rochers vont tomber », lance-t-il. Pendant que la pluie s’abattait dans la soirée du 18 février, il se serait réfugié dans sa cuisine. « C’est la pièce la plus sure, au cas où un de ces rochers s’effondre. J’y dors, chaque fois qu’il pleut. Lorsque la pluie s’arrête, je vérifie les rochers avec les lumières dans ma cour. Si je vois qu’il n’y a pas de danger, je retourne dormir dans mon lit », raconte-t-il. Ce père de famille vit au pied du danger. Il refuse de quitter cette maison dans laquelle il vit, depuis cinq ans. Edmond Rakotondranaivo, ancien habitant de cette colline a, quant à lui, préféré fuir ces rochers, avant même qu’un accident se produise. Cela fait une année qu’il a déménagé. Il a pressenti le danger. « Je n’étais jamais serein lorsque je vivais là-bas, avec les rochers au-dessus de ma tête. J’ai décidé de partir, lorsque la maison que je louais, à l’époque, s’est effondrée. Des mesures doivent être prises pour éviter des accidents », lance-t-il.

Ces blocs rocheux présentent des menaces pour les occupants de quarante maisons à Tsarahasina, dont la plupart sont des constructions illicites. Le BNGRC a demandé aux près de trois cent personnes qui y vivent, de quitter les lieux, après l’éboulement survenu mercredi. Deux jours après cette chute de pierres, personne n’a déménagé. « Je ne peux pas abandonner mes biens ici. Si je pars, quelqu’un pourra venir me les voler, alors qu’ils valent des millions. D’ailleurs, le BNGRC nous a dit que l’Etat allait payer des ouvriers pour enlever ces rochers manuellement », rajoute Raymond Ralaiarimanana. Ces travaux ne seraient pas en programme. « Il y a beaucoup trop de rochers dangereux ».

Le BNGRC insiste sur la nécessité d’évacuation. « Ils doivent partir en cette saison de pluie, c’est tout ce qu’on peut faire, pour le moment. (… ) Ils doivent quitter les lieux définitivement. C’est une zone inhabitable », recommande le Dr Lalah Andriamirado.

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