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Meeting de l’opposition – L’État propose le site de Soamandrakizay

L’opposition  sèmera  la  bonne  parole  à  Soamandrakizay.

Suite à une réunion de l’OMC d’Anananarivo, hier, la préfecture avance la place de Soamandrakizay pour accueillir le rapport public des députés TIM. Les autorités soulignent que toute manifestation dans le centre ville est interdite.

À prendre ou à laisser. L’Organe mixte de conception (OMC), d’Antananarivo martèle que toute manifestation est interdite dans le centre. Dans une nouvelle déclaration faite, hier, le général Angelo Ravelonarivo, préfet de police d’Antananarivo, avance, toutefois, une alternative à l’opposition.

Le préfet de police suggère aux députés du parti «Tiako i Madagasikara » (TIM), de tenir leur rapport d’activité public sur la place de Soamandrakizay, en contre bas du domaine de l’église catholique. Il réitère l’explication selon laquelle les documents nécessaires pour accorder l’autorisation d’uti­liser la place d’Ambohi­jatovo sont incomplets. D’autant plus, la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), dépositaire du lieu a déjà posé son véto.

« Les dispositions légales accordent, toutefois, aux députés la prérogative de faire un rapport des activités parlementaires aux citoyens », ajoute le préfet d’Antananarivo. Aussi, l’OMC a décidé de leur accorder l’usage de Soamandrakizay. L’officier général rembarre d’emblée toute intention d’investir la place du 13 mai, à Analakely. Face à la presse, hier, il a soutenu qu’après « les incitations à la haine, les appels à la révolte, ou encore au coup d’État », lancés à Imerin­kasinina, le 6 février, il « ne peut pas autoriser une manifestation dans le centre ville ».

Peu avant la déclaration du préfet, ses arguments ont été soutenus par la ministre Lalatiana Rakotondrazafy Andriantongarivo, porte parole du gouvernement, dans son émission hebdomadaire sur la radio et télévision nationale intitulée «Tsy ho tompon-trano mihono ». Elle soutient, « il y a des lois qui régissent le pays. L’exercice des libertés démocratiques doit se faire dans le respect de la loi ».

L’opposition veut le 13 mai

Faisant un teasing de la déclaration qu’allait faire le prefet, la ministre de la Communication et de la culture ajoute, « l’autorité responsable de la gestion de la place d’Ambohijatovo a déjà indiqué que le lieu ne pourra pas accueillir un événement public. Alors, pourquoi insister ? N’y a-t-il qu’à Ambohijatovo ou sur la place du 13 mai pour effectuer un rapport d’activité parlementaire ? ».

La porte-parole du gouvernement insiste sur le fait que « placer l’exercice de la démocratie dans un cadre légal ne signifie pas porter atteinte aux libertés citoyennes ». Sur sa lancée, elle renchérit que les opposants « ne peuvent pas refuser l’alternative suggérée par le préfet et insister ainsi sur le lieu de son choix. Si cette décision ne leur convient pas, alors ils peuvent annuler leur rendez-vous ». Jusqu’à hier, cependant, l’opposition tambourine que faute d’Ambohijatovo, ils comptent s’inviter sur la place du 13 mai.

« Comme les autorités ne nous autorisent pas à utiliser la place d’Ambohijatovo, alors nous irons sur la place du 13 mai », scandent les hauts parleurs du « Miara-manonja ». Sur les réseaux sociaux, les ouailles du camp d’opposition s’en amusent de l’alternative indiquée par la préfecture. Comparée à une « démonstration de force », sur la place du 13 mai, une manifestation à Soamandrakizay n’aura, effectivement, qu’une portée de simple meeting politique.

Faire que le mouvement monte en crescendo est le but de l’opposition, à s’en tenir aux propos de ses portevoix de ces derniers jours. Ceci afin d’acculer le plus possible les décideurs étatiques. Une nouvelle sortie politique confinée dans une zone éloignée du centre névralgique du pouvoir pourrait doucher l’engouement attisé sur les ondes du «Miaramanonja », ces derniers jours.

Le colonel Anicet Ran­dria­narivelo, commandant du groupement Analamanga de la gendarmerie nationale, met en garde, cependant, contre toute tentative de forcing, à Ambohijatovo et Analakely. Jeudi, le général Richard Ravalomanana, secrétaire d’État à la gendarmerie nationale a déjà soutenu que les meneurs d’une manifestation non-autorisée encourent l’interpellation.

Les appels à une prise de conscience de part et d’ordre s’enchaînent ces derniers temps afin d’apaiser la tension politique et privilégier le dialogue. A entendre l’escalade de provocation et de réaction de cette semaine, ces appels à l’apaisement ne sont que des prêches dans le désert.

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