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Lutte contre la corruption – Le « faire faire » évoqué à Toliara

Laza Andrianirina, directeur général du Bianco avec le directeur de la branche territoriale de Toliara, Mamitiana Rajaonarison.

Le directeur général du Bianco, Laza Andrianirina, a sensibilisé les autorités locales et traditionnelles sur la nécessité d’une nouvelle approche de lutte contre la corruption.

Le terme « faire faire » a retenti pendant deux jours à Toliara. Un groupe de mots utilisé par le directeur général du Bianco (Bureau indépendant anti-corruption), Laza Andrianirina, pour expliquer l’importance de faire monter la lutte contre la corruption à un niveau supérieur. « Il est temps d’impliquer tous les acteurs car la lutte contre la corruption n’appartient pas au Bianco seul. Les quinze ans de longue haleine du Bianco se constituent en tremplin pour les citoyens qui peuvent très bien contribuer, à leur niveau, à la lutte. Le mode opératoire sera axé sur le “faire faire”, la lutte par les services techniques déconcentrés, par les régions, les préfectures, les autorités traditionnelles, les fonctionnaires, les agents, les enseignants et tant d’autres », a-t-il expliqué aux représentants des services techniques déconcentrés, venus en nombre, aux représentants des autorités traditionnelles de la région et au réseau d’acteurs de la lutte contre la corruption à la « villa Blanche » où siège la direction territoriale du Bianco à Toliara. Les explications ont tellement intéressé l’audience que les questions et remarques ont inondé les rencontres.

Gros poissons

Le Bianco reste le lead. Il a été expliqué que la lutte contre la corruption se base sur trois points : l’éducation, la prévention et les investigations. Le directeur général a fait savoir que l’éducation au refus individuel de la corruption serait insérée dans le programme scolaire des collèges et lycées. Des cellules anti-corruption (CAC) seront mises en place dans divers services publics. Des techniques d’enquêtes de corruption seront partagées aux enquêteurs des Forces de l’ordre et de la Justice. L’éventualité d’une co-direction d’enquêtes a même été soulevée. La société civile s’impliquera plus avec de nouvelles approches de lutte, proposées par le Bianco. « Ce nouveau mode opératoire de « faire faire » ne s’éloigne point de la stratégie nationale de lutte contre la corruption courant encore jusqu’en 2025», ajoute le DG. Les rencontres ont révélé que la corruption persiste dans la région Sud-Ouest, et est encore difficilement repoussée. Divers secteurs sont concernés. Le DG du Bianco a répondu que lutter contre la corruption est une décision et une responsabilité personnelles. Il a souligné que d’énormes réalisations avaient permis d’attraper « de gros poissons », et que le filet n’était pas prêt de s’arrêter d’en attraper d’autres. Mamitiana Rajaonarison, directeur de la branche territoriale du Bianco à Toliara, présentera la semaine prochaine, le rapport d’activités 2019 ainsi que le cas particulier des réalisations de la branche territoriale du Bianco Toliara.

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