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Coronavirus – Une Malgache en provenance de la Chine déjoue les filtres

Les personnes provenant de pays indiqués comme étant foyer du coronavirus ou encore présentant des signes inquiétants sont systématiquement mises en quarantaine

En fuyant la Chine coûte que coûte pour se mettre  à l’abri du coronavirus, une Malgache de vingt-quatre ans a usé des ruses. En partant du Hong Kong, elle est passée par le Népal, la Turquie et Maurice avant qu’elle ne soit interceptée à Ivato.

Coup imparable en plein talon d’Achille.  Avant-hier, une Malgache d’origine chinoise a réussi à déjouer les filtres internationaux et les barrières mises en place pour parer  la propagation du coronavirus à l’extérieur de la Chine, pays foyer de cette redoutable infection virale jusqu’alors incurable qui en une  courte période a déjà fait plus de deux mille décès.

En provenance du Hong Kong en Chine,  la jeune femme de vingt-quatre ans n’a pu être interceptée qu’à son débarquement à Ivato, sa destination finale, après des vérifications et contre-vérifications  minutieuses effectuées par les autorités aéroportuaires malgaches.  Pour dérouter les contrôles sanitaires et les mesures en vigueur visant détecter les passagers présentant des symptômes potentiels de la maladie ou  encore les personnes en provenance de la Chine dans les hubs et aéroports internationaux par où elle était passée, la Malgache a usé d’une ruse. Par des démarches qui laissent pantois, probablement avec l’aide de responsable de l’immigration à Hong Kong, elle a utilisé la dernière page de son passeport lorsqu’elle a quitté la Chine. Pour mieux se glisser à travers les mailles des filets, elle s’est gardée d’acheter un billet avec continuation jusqu’à sa destination finale à Madagascar. Pour que les vérificateurs n’y voient que du feu, elle a d’abord pris un visa pour le Népal où elle a séjourné avant qu’elle n’achète un autre billet pour Madagascar, en passant par le hub d’Istanbul en Turquie.

Mise en quarantaine

Après qu’elle a terminé les procédures d’immigration pour quitter le territoire népalais, les traces de son départ initial en Chine, soigneusement dissimulées à la dernière page de son passeport en prenant bien soin de sauter des pages vierges se sont estompées au fur et à mesure qu’elle passe d’un pays à un autre. En Istanbul, lors des contrôles d’immigration avant de prendre le vol connexion pour Madagascar en passant par Maurice, les autorités turques n’ont pas eu aussi décelé le pays de départ initial de la Malgache.

Avant-hier, lorsque l’Airbus qui l’a ramené au pays s’est posé au tarmac de l’aéroport international d’Ivato, la jeune femme et tous les autres passagers sont passés par un dispositif de contrôle plus renforcé, mis en place depuis que la pandémie du coronavirus fait des ravages.

Dès le débarquement, une prise de température est effectuée, des gendarmes vérifient le passeport au tarmac même, avant que les passagers ne remettent leurs formulaires de déclaration au contrôle sanitaire, pour ensuite passer par la police de l’air et des frontières. C’est seulement après que les passagers récupèrent leurs bagages et passent les contrôles douaniers.

C’est pendant ce processus de vérification que le pot-aux-roses a été découvert. D’emblée, la jeune femme a été mise en quarantaine dans un endroit spécialisé à Ivato.

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