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Reboisement et anniversaire de son investiture – Rajoelina réaffirme son engagement

Le président Andry Rajoelina maintient son challenge de faire à nouveau de Madagascar, une île verte.

Pour la deuxième année consécutive, le Président marque l’anniversaire de son investiture par une journée nationale de reboisement. L’occasion pour lui de réaffirmer son engagement de développer le pays.

Il me reste encore trois ans de mandat. Ces mots sont ceux de Andry Rajoelina, président de la République. Des mots prononcés dans son discours d’ouverture de la journée nationale de reboisement, à Manatantely, Taolagnaro, hier. Une journée qui marque, également, le deuxième anniversaire de son investiture.

Comme l’année dernière, le locataire d’Iavoloha a marqué l’anniversaire de sa prise en main officielle des affaires étatiques, par une journée de reboisement. Le président Rajoelina a réaffirmé le défi écologique qu’il s’est imposé. Celui de refaire de Madagascar une île verte. Il a été affirmé à Taolagnaro que l’objectif pour la saison 2019-2020, de reboiser 40 000 hectares est dépassé. La performance de cette saison serait de 45 000 hectares.

« Voici deux ans que je suis à la tête du pays. Il me reste encore trois ans de mandat. Je suis confiant que d’ici là, Madagascar sera à nouveau recouvert de forêt », soutient alors le président de la Répu­blique. Pour la saison 2020- 2021, la barre a été rehaussée. L’objectif sera de reboiser 75 000 hectares. Cadrant son discours avec le contexte du Sud du pays et la situation que vivent les populations dans les autres zones du pays, le président a mis l’accent sur les enjeux écologiques du reboisement.

Le chef de l’État parle d’une relation de cause à effet entre la déforestation et le manque d’eau qui tue à petit feu plusieurs régions du pays, notamment, celles du Sud. « Le cœur de la nation saigne », se désole le président, dans une note dramatique. Faisant référence au thème de la journée d’hier, il soutient alors que planter des arbres « c’est sauver le pays ».

Vitesse de croisière

La partie n’est, cependant, pas aisée. Selon un rapport publié par WWF Mada­gascar sur les réseaux sociaux, le 15 janvier, la déforestation a atteint un niveau record durant la saison 2019-2020. Outre le volet écologique, Andry Rajoelina a mis l’accent sur le début de sa troisième année de mandat, durant son déplacement à Taolagnaro.

« Ici à Mana tantely, Taolagnaro, je réaffirme devant la population malgache que je déploierai les efforts nécessaires, avec les ministres et les responsables à tous les niveaux, pour développer Madagascar », déclare le président de la République. Durant l’inauguration d’une rue pavée dans la ville de Taolagnaro, il a une nouvelle fois souligné que « le mandat d’un président dure cinq ans ». Que comme pour un véhicule à cinq vitesses, « la vitesse de croisière est atteinte lorsqu’on engage la 3e (…) ».

Le locataire d’Iavoloha insiste sur le développement de chaque ménage et la concrétisation de ses « Velirano », qui comprennent des projets d’infrastructures. Hier, le chef de l’État a indiqué qu’une fois la 4e vitesse engagée, tout roule comme sur des roulettes. « Lorsque nous atteindrons la 5e , plus personne pourra nous rattraper », lance-t-il. Seulement à l’instar de l’ambition de reverdir Madagascar qui est malmenée par les déforestations à outrance, la concrétisation des engagements présidentiels d’ici la fin de son mandat est semée d’embûches.

La deuxième année de mandat du président Rajoe­lina a été chamboulée par la pandémie du coronavirus. Une crise sanitaire qui a laissé des séquelles profondes sur le plan socio-économique, notamment, l’inflation qui asphyxie les ménages, actuellement. À cela s’ajoute le sempiternel problème d’approvisionnement en eau et électricité, aggravé par le dérèglement climatique. Il y a, aussi, l’insécurité alimentaire chronique dans le Sud. Certes, il y a la concrétisation des « Velirano », mais il y a les maux qui se greffent au quotidien des ménages qu’il faut aussi soigner.

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  • Tout est dans le symbole ce qui nous ramène à dire qu’il est des fois nécessaire d’avoir une vision préoccupante pour l’avenir de la planète en tant que chef d’état responsable . Le président de la république en est conscient et c’est tout en son honneur . Entre 50 000 et 100 000 hectares de forêts sont détruits à Madagascar créant des problèmes d’érosions des sols et de perte de biodiversité . La collecte de bois de charbon et le trafic de bois précieux sont mis en cause . La déforestation impacte sérieusement le changement climatique et il y a un lien de causalité avec l’émission des gaz à effet de serre . Il est temps d’introduire dans le droit pénal ce fléau comme un crime contre l’humanité . C’est l’avenir des générations futures qui est en jeu .

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