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Ambatomirahavavy – Intoxication alimentaire massive dans un lycée

Cette intoxication collective s’est produite à Ambato­mirahavavy.

Des aliments faits maison préparés dans la gargote d’un lycée a provoqué une intoxication alimentaire collective. Vingt-deux élèves ont été hospitalisés.

Fait-divers morbide dans un établissement scolaire à Ambatomirahavavy. Frappés d’intoxication alimentaire collective, vingt-deux élèves ont dû être hospitalisés.  Ces scènes se sont produites dans un lycée. D’après les informations recueillies, les symptômes de l’intoxication ne se sont manifestés que le lendemain de l’ingestion
de la nourriture frelatée. L’incident s’est produit dans la matinée de mercredi.

Moins de 24 heures plus tard, les victimes ont afflué au Centre de Santé de Base II (CSBII) d’Ambatomiraha­vavy. Au total, vingt-deux adolescents scolarisés dans le même établissement ont été pris en main. Les patients ont été dans différents niveaux, ce qui a permis d’obtenir des explications permettant de déduire l’origine de l’intoxication. L’aliment non comestible qui a mis à mal l’état des élèves en question a été vendu dans l’enceinte même de l’école.

Des enquêtes cliniques effectuées par le médecin qui a reçu les malades ainsi qu’une descente menée par les gendarmes de la brigade territoriale de la gendarmerie nationale à Ambatomi­rahavavy confortent cette thèse.

Fort soupçon
Les résultats des enquêtes ainsi que les témoignages recueillis ont cloué au pilori une enseignante de l’établissement. Âgée de trente ans, cette dernière enseigne la Physique. Comme activité supplémentaire, elle tient de surcroît une gargote au sein du lycée.

Les symptômes sont caractéristiques d’une intoxication susceptible de provoquer une grave fatigue en cas d’intervention tardive. Vomissements chroniques, diarrhée aiguë, maux de têtes insoutenables… tels étaient entre autres les signes manifestés par les lycéens qui en ont fait les frais.

L’huile utilisée dans la préparation est fortement soupçonnée d’avoir été pour quelque-chose dans cette histoire. Les patients ont pris différents aliments mais presque tous étaient concernés par l’intoxication. Des points communs sont par ailleurs relevés. Les élèves victimes d’intoxication alimentaire ont consommé des produits faits maison dont l’huile intervient dans la préparation.

Fort heureusement, les lycéens victimes se remettent au bout de vingt-quatre heures de soins intensifs, passés sur le lit de l’hôpital. Vendredi, la plupart d’entre elles avaient déjà pu regagner leurs foyers respectifs pour reprendre les cours, probablement ce jour.

Aux dernières nouvelles, le Ministère de l’Éduca­tion Nationale a été informée de ce qui s’est passé au vu d’une prise de mesures correctives pour que la gargotière n’ait plus à se reproduire. De son côté, la brigade territoriale de la gendarmerie nationale à Ambatomira­havavy a produit un rapport sommaire transmis et transcrit dans le bulletin de renseignements de la Cir­conscription Inter-Régionale de la Gendarmerie Nationale (CIRGN) à Antananarivo.