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Editorial

L’enfer de Noël

Une semaine avant Noël, circuler à Tana est une entreprise stressante et harassante. Les agents de police tentent tout pour fluidifier autant que faire se peut la circulation dans les axes névralgiques comme au By pass, route digue, Ankadimbahoaka, Analakely, Ampandrana, Ankorondrano, Soarano, Analamahitsy, Anosizato… Ils essaient toutes les stratégies avec plus ou moins de bonheur. La circulation alternée, la circulation dans un sens interdit, la fermeture de certains sens… Le fait est qu’il manque une coordination des actions.

La police a beau tout tenter, l’autorisation accordée aux pousse-pousse et charrettes, la libre circulation des camions à cinq essieux, des semi-remorques porte conteneurs à toute heure lui compliquent la tâche. S’ajoutent le nombre sans cesse en hausse des voitures qui circulent et l’insuffisance des artères de la capitale. Sans oublier l’anarchie et l’indiscipline de certains automobilistes. Résultats des courses, à 20 heures on se débat encore dans les embouteillages dans la ville pour pouvoir rentrer. Chaque année la situation empire. Les nouveaux axes comme la toute de la Francophonie, la route de Tsara saotra sont déjà submergées aux heures de pointe. On attend l’ouverture de la nouvelle rocade du Nord pour désengorger le By Pass mais on doit pour le moment s’y faire.

La solution finale reste la nouvelle ville pour libérer Tana et son capharnaüm. Mais en tout cas, la circulation nécessite une réglementation stricte. Et sur ce plan on recule de plusieurs années. D’abord, Antananarivo est une des rares capitales dont les rues ne sont pas dotées de feux tricolores. Il y en avait dans les années 70-80 avant de disparaître avec la première République. Puis ils ont été réinstallés en 1997 à l’occasion des 3 emes Jeux de la Francophonie pour un feu de paille. Depuis ils ne sont plus réapparus. Aujourd’hui, il est plus que jamais impérieux de remettre les feux tricolores à leur place pour mieux gérer la circulation. Reste à savoir si avec l’indiscipline qui règne, les usagers pourront s’y habituer.

Les agents de police servent ainsi de régulateur mais leur tâche est compliquée surtout en cette fin d’année où tous les jours c’est le rush dans toutes les directions.

Le second recul concerne la circulation totalement libre des camions géants. Il fut un moment ou les gros camions n’avaient pas le droit d’entrer en ville qu’à partir de 18 heures. Ils étaient bloqués à Ambohimalaza ou à Ambatofotsy attendant l’heure fatidique. Pendant la Transition, les camionneurs ont fait grève en bloquant la RN 2 et la RN 7 avec leurs camions pour contester cette mesure. Ils ont eu gain de cause et depuis personne n’a osé contester cette faveur. Et aujourd’hui tout le monde subit le bon vouloir des camionneurs.

On devra donc passer les fêtes avec les embouteillages dans la hotte du Père Noël. C’est un cadeau empoisonnoël.

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