La Loi offre plusieurs possibilités de voies d’exécution à tout créancier lorsque le recouvrement d’une créance se trouve en péril à cause de son ancienneté ou de l’insolvabilité éventuelle du débiteur. Afin d’éviter que le débiteur ne dilapide ses biens jusqu’à l’issue définitive la procédure de recouvrement qui peut être lente et laborieuse, la Loi a instaurée la procédure de Saisie Conservatoire. L’article 721 du code de procédure civile malagasy autorise tout créancier d’une somme d’argent ou son représentant légal, dès lors qu’il justifie que sa créance paraît fondée en son principe, à présenter une requête au magistrat compétent pour statuer au fond afin d’obtenir par ordonnance l’autorisation de saisir conservatoirement les effets mobiliers et meubles corporels de son débiteur si le recouvrement de la créance se trouve en péril. Une créance fondée en son principe doit répondre à trois caractères cumulés, notamment :
- La créance doit être certaine : En d’autres termes, son existence n’est pas sujette à contestation au préalable. Ce caractère peut être prouvé par des documents tels qu’une reconnaissance de dette, un contrat, une facture, une traite, etc…
- La créance doit être liquide : Le montant exigé est clair et n’est plus sujet à évaluation ou calcul.
- La créance doit être exigible : Le payement n’est plus subordonné à un délai ou à un événement quelconque. Dans la plupart des cas, afin de remplir ce critère, le créancier doit, préalablement à la requête aux fins de saisie, envoyer à son débiteur une lettre de mise en demeure ou bien faire servir une sommation de payer par un Huissier de justice.