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Secteur pêche – Sensibilisation à renforcer dans la Petite pêche

Le partage de connaissances et d’expériences est nécessaire aux pêcheurs pour la gestion et la durabilité des ressources. Un plan d’actions national sur la pêche à petite échelle a été élaboré à Toliara.

Randriantahiana se professionnalise de jour en jour. Avec son association de pêcheurs à Mahajanga, il a déjà abandonné la pêche côtière et prend le large pour obtenir plus de poissons. « Nous utilisons de grandes pirogues mesurant jusqu’à 12m de long pour aller au large. Les captures peuvent atteindre jusqu’à une tonne par jour, dépendant des saisons. Nous pratiquons la pêche à la ligne ou à la palangre. La pêche au filet n’est plus rentable et ne rapporte que des poissons juvéniles. Nous vivons la grande différence entre la pêche artisanale améliorée et la pêche artisanale traditionnelle », a témoigné ce pêcheur qui est dans le secteur depuis 1990.

Randriantahiana est à la fois président de la fédération des unions de pêcheurs des six districts de la région Boeny. Il se félicite du fait que des associations de pêcheurs des quatre coins de l’ile viennent apprendre auprès de son association. « Nous leur apprenons à confectionner des pirogues aux normes, de grandes pirogues. Nous leur partageons nos expériences en mer, les techniques de pêche et la transformation des produits de mer qui permettent de rapporter gros. La gestion des ressources et la durabilité des activités de pêche constituent encore toutefois notre grand défi et il faut beaucoup de sensibilisations pour arriver à des changements de comportement des pêcheurs », ajoute-t-il.

Ce président de fédérations de pêcheurs modèle a participé à l’atelier axé sur la création d’un environnement propice « visant à assurer la durabilité de la pêche à petite échelle », qui s’est tenu à Toliara vendredi et samedi derniers.

Directives volontaires

Divers acteurs dans le secteur Pêche des régions Alaotra Mangoro, Diana, Boeny, Menabe, Atsinanana, Vato­vavy, Androy, Itasy, Atsimo Andrefana, des ONG, la Société civile, des partenaires techniques et financiers et du ministère de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB) y étaient présents.

« La petite pêche occupe 67% des activités de Pêche à Madagas­car et fait vivre pas moins de 1,5 millions de personnes. Elle participe grandement dans l’assurance de la sécurité alimentaire et de l’autosuffisance alimentaire. C’est la raison pour laquelle nous sommes réunis ici pour des partages de connaissances, des renforcements de capacités et pour améliorer la gestion durable des ressources » s’est prononcé Mahatante Paubert, ministre de la Pêche et de l’économie bleue.

Un plan d’actions concrètes visant à appliquer les « directives volontaires » pour la petite pêche en est sorti. Ces directives concernent les politiques, les stratégies et cadres juridiques. L’approche a été de penser « aux hommes, femmes et jeunes d’abord et les poissons après ». L’atelier a vu la présence du représentant résident de la FAO à Madagas­car, Mbuli Charles Boliko qui admet l’importance de la communication et de la sensibilisation à l’endroit des pêcheurs, pour cette durabilité de la Petite pêche.

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