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Santé publique – Le planning familial devient un droit

Enfin, une nouvelle loi visant à protéger les adolescents, les jeunes, les mères vulnérables et les couples dans la santé reproductive et le planning familial (SRPF) a été promulguée en janvier 2018. Faute de vulgarisation et à cause d’un manque de sensibilisation, la loi 2017-043 du 13 décembre 2017, fixant les règles générales régissant la SRPF n’a pas été portée à la connaissance des usagers alors qu’elle est applicable sur tout le territoire national. C’est à travers une formation de trois jours, la semaine dernière à Motel Anosy, que le nouveau texte a été présenté aux journalistes. Un atelier initié par Health Policy Plus (HP+) en collaboration avec les acteurs œuvrant dans la santé publique.

Prise en charge due

Si le planning familial a été considéré comme un sujet tabou non discuté dans la société, et que les offres y afférent ont été censées être réservées uniquement aux adultes, l’accès à la SRPF est actuellement devenu un droit. Les concernés, sans discrimination, bénéficient d’une prise en charge, une information et une éducation nécessaire en cas de besoin, et ce, indépendamment de leur âge. L’objectif étant d’éviter les grossesses non désirées ou à risque,
l’avortement clandestin, les complications de la grossesse et de l’accouchement, la fistule obstétricale chez les femmes due au mariage précoce, le décès maternel, néonatal ou infantile.

Solomalala Tsiorihasina Ambinimanantsoa, sage-femme au centre de santé Marie Stopes à Isotry, connait les dispositions de la loi mais le problème demeure au niveau des clients. « La plupart des usagers qui viennent en consultation au centre, ne sont pas au courant que le planning familial est désormais un droit », confie-t-elle.
Malgré le fait que la sensibilisation de la loi n’a pas été boostée depuis sa promulgation, les usagers respectent leur choix par habitude. Tel est le cas d’Yvonne, mère de famille qui a utilisé les produits contraceptifs depuis six ans. Pour elle, « la décision a été convenue » avec son mari sans tenir compte du droit con­féré par la loi. C’est pareil pour Tojo Randrianarisoa, un homme marié qui habite à 67 ha, la décision sur la pratique du planning familial a été prise « en faveur de son consentement ».

Suite à l’initiative du gouvernement d’améliorer l’accès des adolescents, des jeunes filles mariées ou non, des couples et des mères vulnérables aux offres de la SRPF, le projet de loi des finances pour 2020, prévoit l’exonération des produits contraceptifs. En fait, 33 % seulement des femmes malgaches utilisent la contraception, selon le rapport du ministère de la Santé publique. Le taux est encore faible par rapport à l’objectif mondial qui vise un taux de prévalence contraceptive à 50 % d’ici 2020.

 

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