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Baomiavotse Raharinirina – «Le foisonnement des règles n’a pas les effets escomptés»

Tolérance zéro. C’est la politique pénale appliquée contre les crimes environnementaux. Une politique affirmée de vive voix par Herilaza Imbiki, ministre de la Justice, hier, en marge de la cérémonie d’ouverture d’un colloque international sur la justice administrative et l’environnement, à Ivandry.

Dans son allocution d’ouverture de l’événement d’hier, à Ivandry, Baomiavotse Raharinirina, ministre de l’Environnement et du développement durable, a déploré que, «historiquement, nous avons assisté et assistons encore, au foisonnement des règles juridiques tant nationale, qu’internationale. Cependant, force est d’admettre que la multiplication des traités, l’adoption des lois et des réglementations nationales ne semblent pas, pour le moment, permettre d’avoir les effets escomptés».

À entendre la ministre de l’Environnement, le cadre juridique pour lutter contre les crimes environnementaux, la tolérance zéro martelée ne seraient pas suffisamment dissuasifs. Qu’ils ne permettent pas de renforcer la protection de l’environnement. «La perpétuation, voir l’accroissement des dégradations à Madagascar, en témoigne, remettant en cause l’efficacité et l’effectivité même du droit de l’environnement et du droit au service de l’environnement », regrette Baomiavotse Raharinirina.

Concilier des impératifs

La membre du gouvernement a lancé un cri du cœur en faveur de «la mise en œuvre d’actions concrètes», dans la recherche d’un juste équilibre entre l’impératif de la croissance économique et la préservation des ressources naturelles pour les générations futures. Selon le garde des sceaux de la République, là se trouve l’importance du rôle du juge, notamment, du juge administratif. «La justice a un rôle important pour arbitrer les intérêts divergents. Le juge administratif dans son rôle de garant de la légalité a un grand rôle à jouer», soutient le ministre Imbiki.

Les discussions tournent sur une question centrale, «comment faire pour que les décisions prises par les autorités compétentes des pays répondent à l’exigence de garantir le bien-être de la population et le respect des droits environnementaux dans le court, moyen et long terme ?». L’enjeu est de concilier ces deux impératifs.

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