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Pandémie – Fin de l’état d’urgence sanitaire

Andry Rajoelina lors de son dernier passage à la TVM, hier.

Après sept mois, le président de la République annonce la fin de l’état d’urgence sanitaire. Il insiste, cependant, sur le respect nécessaire des gestes barrières, affirmant que le virus est toujours là.

NOUS avons vaincu le coronavirus. Une phrase dite d’entrée par Andry Rajoelina, président de la République, hier. Une phrase qui laissait déjà entrevoir la principale information son émission spéciale se rapportant à la guerre contre la Covid-19, qui s’avè­re être la dernière.

La raison est qu’en direct à la télévision nationale et reprise par les stations privées, le chef de l’État a décrété la fin de l’état d’urgence sanitaire.

Plusieurs se doutaient déjà que la tendance était à la fin de l’état d’urgence sanitaire. Contrairement au scénario qui se jouait tous les quinze jours, depuis sept mois, il n’y a pas eu de communiqué d’un conseil des ministres prolongeant la situation d’exception, samedi. La levée du couvre-feu décrété il y a quinze jours indiquait, d’autant plus que l’État n’envisageait pas un rétropédalage sur le retour à la vie normale.

Le Président avance les statistiques de ces derniers jours pour argumenter le fait que Madagascar est parvenu à maîtriser la propagation du coronavirus. Il souligne notamment, le fait que dans la région Anala­manga, épicentre de l’épidémie, aucun cas positif n’a été comptabilisé samedi et dimanche. Que les derniers cas de contamination dépistés datent du 11 octobre. Au niveau national, les chiffres enregistrés par les autorités sanitaires rapportent trois personnes contaminées par la Covid-19, pour la journée d’hier.

Le chef de l’État se réjouit, par ailleurs, que la Grande île compte parmi les pays qui enregistrent le plus fort taux de guérison dans cette crise sanitaire. Sur les quelques seize mille huitcent personnes contaminées, un peu plus de seize mille deux-cent sont guéries. Ce qui fait un taux de guérison de 96%, affirme le locataire d’Iavoloha.

Frontières fermées

Après sept mois de guerre sanitaire qui serait « en passe d’être gagné », c’est un Andry Rajoelina plus serein qui s’est présenté face à la caméra, hier. Il a bouclé son émission en 45 minutes, soit l’équi­valent d’une mi-temps d’un match de foot. La dernière émission spéciale du Président, est l’une des plus courtes diffusées.

Bien qu’il ait affirmé par trois fois et sans ambages que Madagascar a gagné la guerre contre la Covid-19, le chef de l’État a tout de même tempéré ses ardeurs, à quelques reprises. En soulignant que même si la chaîne de contamination est brisée, « le virus est toujours là », le Président a atténué ses propos en indiquant, « nous sommes proches de la victoire totale ». Il insiste alors sur le fait que la population doit continuer à respecter les gestes barrières. Le port du masque et la distance sanitaire d’un mètre, au moins, sont martelés.

Si l’état d’urgence sanitaire est levé, Andry Rajoelina prévient que les autorités seront plus intransigeantes quant au respect des gestes barrières. Que les gouverneurs avec les préfets peuvent, si la situation le requiert, prendre des dispositions particulières à appliquer dans leur circonscription.

Selon le chef de l’État, les réunions de plus de deux cents personnes restent interdites. Le Président n’a, cependant, pas touché mot sur le cas des transports en commun.

En principe un acte ou une décision étatique continue de s’appliquer, sauf acte ou décision contraire, en vertu du parallélisme des formes. Il est probable donc, que les dispositifs appliqués dans les transports en commun, que ce soit en zone urbaine, suburbaine, régionale ou nationale, depuis plus d’un mois restent en vigueur. De dangereuses largesses sont, pourtant, constatées dans le respect de ces mesures.

« Il faut respecter scrupuleusement les gestes barrières », a déclaré le président de la République, hier. Le but est d’éviter une 2e vague de conta­mination. Raison qui fait que l’État a décidé de garder les frontières fermées. La réouverture du ciel prévu le 29 octobre, est finalement annulée.

Andry Rajoelina fixe au 1er novembre, le deadline pour les vols de rapatriement. Le seul aéroport ouvert à l’internationale sera celui de Nosy Be, dont les voyages touristiques ont repris le 1er octobre.

Le chef de l’État est clair, cependant. « Les vols à destination de Nosy Be n’embarqueront pas des voyageurs venant des pays qui connaissent une 2e phase de forte contamination au coronavirus ». En attendant que la situation sanitaire à l’internationale s’améliore, « vaut mieux que nous restions ici, entre nous », a ainsi ajouté le Président.

Après la guerre contre la Covid-19, du reste, il a soutenu que l’État se tourne vers un autre front. La guerre contre la malnutrition dans le Sud du pays.

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