Faits divers

Sécurité routière – Les gendarmes traquent les cercueils roulants

Coup de balai au sein de la Direction Générale de la Sécurité Routière (DGSR) auprès du secrétariat d’État en charge de la Gendarmerie nationale. Pour la seule journée d’avant-hier, le service des opérations et contrôles routiers a retiré trente-sept papiers de véhicules en situation d’irrégularité et cela en à peine trois heures et demie.
Parmi ces véhicules contrôlés, trois ont été mis en fourrière. Des anomalies ont été constatées. Certains véhicules pourtant encore en circulation ne sont plus en état de rouler : pneus lisses, intérieur dépourvu de capitonnage, carrosserie totalement décapée, moteur fumant, absence de feu de cabine et de stroboscopiques, pare-brise fissuré, défaut de feux de signalisation. Des défauts de contrôle technique ont été relevés aux voitures mises en fourrière. Pour deux d’entre elles, le délai de validité est expiré depuis longtemps. En revanche, la troisième n’a tout bonnement pas de papier d’attestation de visite technique.

Lors des vérifications inopinées effectuées, de fortes suspicions d’actes corruptifs ont été mises sur le tapis. Certains véhicules présentent pourtant de sérieux défauts techniques pouvant exposer à des dangers ; ses occupants ainsi que les autres usagers de la voie publique avaient des attestations de visite technique valides et en bonne et due forme.

Les autorités verbalisateurs sont également clouées au pilori. D’autres en revanche, roulaient depuis un bon bout de temps avec de simples tickets de contravention fournis par des policiers ou des gendarmes.

Seules des enquêtes plus approfondies permettent de mettre à nu les tickets de contravention de complaisance ou monnayés, justifiés par des motifs d’infraction bidons, sans retrait effectif des papiers mentionnés. Souvent, les pièces expirées à l’instar de l’attestation ou du livret de visite technique ainsi que la licence d’exploitation et les papiers attestant la régularité vis-à-vis du fisc sont les plus concernés par ces subterfuges.

Ces opérations ont été conduites dans la matinée d’avant-hier en quatre endroits, entre 9heures 30 et 13heures. Deux équipes ont effectué des contrôles inopinés dans l’agglomération urbaine d’Antananarivo et dans la banlieue Ouest. La première est intervenue à Anosibe et aux 67ha. La deuxième s’est pour sa part postée sur l’axe Ouest, à Ambohidratrimo et à Mandro­soa Ivato. L’opéra­tion se poursuit.

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