Economie

Immobilier – Réticence face aux systèmes de prêts

Encore peu dynamique, le marché des prêts immobiliers laisse la plupart des ménages septiques. Les établissements bancaires tentent de renverser cette tendance.

Garantie et fonds propres sont les premiers facteurs bloquant pour la majeure partie des Malgaches désireux d’acquérir un bien immobilier. Ce constat a été exposé hier au Forello Expo Tanjombato où se déroule la dernière édition du salon international de l’habitat. Il y a encore quelques années, les prêts immobiliers n’existaient carrément pas à Madagascar, mais aujourd’ hui, ils commencent à apparaître ici et là auprès des établissements de crédit et des banques. L’essor du secteur n’est pas indifférent à cela et avec la décentralisation qui règne aujourd’hui, notamment dans la capitale, les constructions immobilières se multiplient. Recourir à un crédit immobilier présente de multiples avantages. Entre autres il permet à une personne ayant un revenu salarial moyen ou faible d’avoir en sa possession une grosse somme d’argent. De l’argent permettant à la personne en question d’acquérir immédiatement la maison qu’elle désire et d’en profiter de suite à son aise. L’autre avantage de faire un crédit immobilier est aussi qu’il permet une gestion plus souple des finances du ménage. Cependant, le taux de pénétration de ce service reste encore moindre chez le malgache à revenu moyen.

Alternative

« Pour ma part, le remboursement du crédit augmente mes dépenses fixes mensuelles. Le coût du taux d’intérêt augmente également la totalité du crédit et dans le cas où on ne fait pas bien les prévisions ainsi que
l’équilibre de son compte, je pourrais finir par être surendettée. D’où ma réticence à recourir à un prêt. Cependant, il n’est pas facile de démarrer un projet immobilier sans un apport financier conséquent », déplore Nirina Razafiarisoa mère de famille en visite à Tanjombato.

Face à ce scepticisme, les établissements bancaires rivalisent en termes d’innovation et d’offre pour inciter les
clients à envisager un recours aux systèmes de prêt immobilier. « Auprès de la BOA, le prêt immobilier se définit à travers le prêt Akany. Ce dernier est proposé à un taux de 12 % et le délai de remboursement s’étale sur dix sept longues années. Ce taux est fixe et l’échéance peut varier selon l’âge du souscripteur. Pour bénéficier de ce prêt, le souscripteur doit utiliser la somme pour une construction nouvelle, la finition d’une construction en cours ou pour acheter une résidence principale ou secondaire. Le montant du prêt Akany n’est pas le même pour tous les emprunteurs. Il dépend surtout de la durée de remboursement et de la possibilité de remboursement mensuel du client. La mensualité ne doit effectivement pas dépasser 33 % de son salaire. Aussi, le prêt Akany permet au client de faire un remboursement anticipé sans pénalisation », argue Otchmane Alaoui, Directeur général de BOA Madagascar.

Ainsi, le crédit immobilier, permet d’avoir un plus grand volume de financement comparé à d’autres alternatives comme le prêt à gage, le prêt entre particuliers, ou encore le microcrédit.