TOURISME DANS L’ATSIMO-ANDREFANA - Dépaysement et vues imprenables vers Andavadoaka


La région Sud-Ouest est connue pour les eaux turquoise de Beheloke ou d’Itampolo. Mais le littoral nord, avec les vues époustouflantes des plages d’Ambatomilo et d’Andavadoaka, attire, cette saison, essentiellement des touristes étrangers. Le littoral nord de la région Atsimo Andrefana, où les activités touristiques sont importantes, part d’Ifaty jusqu’à Andavadoaka, dans le district de Morombe, soit quelque 200km de côtes. La route nationale 9 étant en parfait état, il faut tout juste trente minutes, en partant de Toliara, à un 4x4, pour arriver au croisement de Manombo où il faut prendre la piste de sable. Après la commune de Manombo, le trajet est accompagné de sables blancs qui longent la partie gauche de la route jusqu’à la commune de Tsifota, où la plupart de la population sont des pêcheurs. Les villages sont tous bordés et clôturés par des pierres blanches qui ne sont autres que des coraux… morts. « À partir de là, les touristes et voyageurs peuvent apercevoir, à gauche, la mer et, à droite, la forêt Mikea. C’est un parc national de 184 000ha qui abrite une forêt fourrée sur sable et sur calcaire, quelque trois cent espèces de flore, neuf espèces de lémuriens ou encore une soixantaine d’oiseaux dont 58% sont endémiques », explique Jean Félix Lahiniriko dit Lova, guide touristique. Les touristes, composés essentiellement d’étrangers pour l’agence réceptive à laquelle appartient Lova, s’intéressent surtout à la forêt dite sèche et aux lémuriens diurnes et nocturnes. [caption id="attachment_152927" align="alignleft" width="516"] Des mangroves à perte de vue à l’entrée d’Andavadoaka.[/caption]

Hôtels de luxes

En continuant la route vers le Nord, les quelques descentes permettent d’apercevoir la mer qui se présente comme une beauté sans pareil avec sa couleur bleue turquoise et ses pirogues à voile au loin. À Ambatomilo et Salary, se dressent des hôtels et lodges de luxe et de moins luxe. La nuitée dans des lodges et hôtels coûte entre 300 000 et 500 000 ariary. « Le rôle et la mission des mangroves sont, par la suite, présentés aux touristes. Il faut savoir que sur les quatorze espèces de mangrove qu’il y a à Madagascar, six se trouvent dans la région Atsimo-Andrefana. Les feuilles de ces plantes de mer, dont les palétuviers, sont utilisées comme des anti-moustiques pour l’ethnie Vezo, dominante sur le littoral nord », ajoute Lova. À l’entrée d’Andavadoaka, les baobabs appelés « tatouage » ou baobabs « fenêtres » ornent la route. « Un circuit de visite des petits baobabs sans branches est également proposé », détaille le guide. Andavadoaka porte son nom en raison de la présence d’une pierre trouée en son beau milieu et qui se tient debout dans la mer depuis des générations. C’est l’endroit rêvé pour des prises de photos du coucher de soleil. La mer permet également des snorkeling , une activité qui attire ceux qui en sont fans. Quelque 45km séparent Andavadoaka de Morombe et, en chemin, il est possible d’apercevoir des flamants roses et blancs sur le lac Ihotry, des palmiers gigantesques et des baobabs « Andasonia grandidieri » comme ceux que l’on trouve sur l’Allée des Baobabs à Morondava. « Cette année a été meilleure que l’année passée et les autres années. Je fais ce métier depuis sept ans et c’est ce que j’ai pu constater. J’ai pu emmener des groupes de touristes sur le circuit Toliara-Andavadoaka-Morombe-Toliara, au moins quatre fois par mois. Des Malgaches font partie des groupes, mais 80% d’entre eux sont des membres de la diaspora », finit Jean Félix Lahiniriko dit Lova. Circuit d’Andombiro Effectuer la boucle partant de Toliara, puis passant par Andavadoaka et Morombe, pour finir sur la RN55, vers Bevoay et Toliara, n’est pas intéressant si l’on ne contemple pas le grand baobab d’Andombiro. Il est localisé dans le fokontany de Belintsaka, à 23 km de la commune de Morombe. Le baobab est de l’espèce de « grandidieri » et fait 28m de circonférence. Il date de trois mille ans, d’après les précisions du guide touristique local. L’arbre est sacré et vénéré par les communautés locales. Il est appelé « Tsitakakoike », qui signifie si l’on crie, ceux de l’autre côté de l’arbre ne pourront pas entendre, tellement la dimension de l’arbre est importante. [caption id="attachment_152928" align="aligncenter" width="841"] Vue imprenable aux abords de Salary sur la route d’Andavadoaka.[/caption]  
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