RENCONTRE AVEC LA CENI - L’opposition portée disparue


La première réunion de la CENI avec ses membres non permanents a été marquée par l'absence des représentants du collectif des onze candidats. Deux ! C'est le nombre de représentants de candidats à la présidentielle à avoir assisté à la première réunion avec la Commission électorale nationale indépendante (CENI), en tant que membres non permanents de cet organe, hier dans la matinée. Aucun représentant du collectif des onze autres candidats n'a été présent lors de cette première réunion, seuls les représentants de Andry Rajoelina et de Raderanirina Sendrison Daniela ont répondu présent. Ce n'est pas un problème en soi, d'après le président de la CENI, Dama Andrianarisedo, hier après la réunion. Les représentants des deux candidats présents ont pu déjà débattre avec la commission, explique t-il. "J'espère que lors de la prochaine réunion, les autres candidats enverront leurs représentants," poursuit-il. Au vu de la loi, le fait que plusieurs candidats boycottent leurs sièges non permanente à la CENI ne constitue pas en soi un frein au bon déroulement du processus électoral, puisqu'ils n'ont pas le droit de participer aux prises de décisions, mais participent juste aux réunions, selon les dires de Soava Andriamarotafika, rapporteur général de la CENI, hier à Alarobia. Le contenu de cette première réunion n'a pas été communiqué par l'organe de préparation des élections mais il est clair que les représentants des candidats présents ont pu donner leur avis et ont eu leur mot à dire lors de la réunion avec la CENI, qui sont dorénavant leurs collègues, et ce, jusqu'à la publication des résultats de l'élection.

Politique de la chaise vide

Les onze candidats qui n'ont pas été représentés ont raté quand même une bonne occasion de pouvoir discuter des points à renforcer par cet organe et d’observer de plus près la manière de faire de la CENI. A se demander s'ils veulent vraiment concourir pour la magistrature suprême ou s'ils ont autre chose en tête. Pourtant, ces mêmes candidats ont, il y a quelque temps, demandé à pouvoir envoyer des représentants à la CENI pour qu'il y ait plus de transparence. Maintenant qu'ils ont cette opportunité, ils ne saisissent pas leur chance. Il paraît évident que cette politique de la chaise vide organisée par le collectif des candidats contribuera à la déstabilisation de l'opinion mais n'aura pas ou presque pas d'impact vis-à-vis du processus électoral, selon la CENI. Selon Jean Brunelle Razafintsiandraofana, candidat à la présidentielle, la décision de ne pas envoyer des représentants a été prise collectivement par les 11 candidats. La raison avancée est le manque de fiabilité de la CENI et de la Haute Cour Constitutionnelle, explique Joasy Eléonore, secrétaire national du parti "Tsara tahafina". À noter que le 22 septembre prochain, la CENI organisera le quatrième dialogue pour discuter du processus électoral. Il sera question lors de cette réunion de l'environnement électoral en général, a précisé Dama Andrianarisedo.
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