QUATRE MORTS SUR LA CÔTE OUEST - Les vagues emportent un boutre et vingt pirogues


Des vagues déchaînées se sont brusquement formées dans le canal de Mozambique, hier, entre Morondava et Maintirano. Quatre morts et douze disparus sont signalés. Un phénomène étrange a balayé bateau et pirogues sur le canal de Mozambique, hier après-midi, entre Morondava et Maintirano. De hautes vagues déchaînées se sont abattues sur un cargo côtier et une vingtaine de pirogues. L’accident le plus grave s’est produit à l’approche du port de Morondava. Un boutre attendant que la marée se retire pour entrer au port en toute sécurité a été frappé de plein fouet par de fortes houles qui l’a envoyé par le fond. Le voilier a sombré avec toute sa cargaison. De source auprès de la gendarmerie nationale, dix-sept personnes se trouvaient à bord. Quatre corps ont été retrouvés jusqu’à hier soir aux alentours de 20 heures et ont été placés à la morgue. Un homme ayant échappé in extremis à la mort a été mis en observation médicale au centre hospitalier de Morondava tandis que douze de ses compagnons étaient encore portés disparus. Le cargo avait quitté Maintirano deux jours plus tôt pour faire cap sur Mahajanga avant que la mer déchaînée ne la terrasse à l’entrée du port. En début d’après-midi, aux alentours de midi, une vingtaine de pirogues de pêcheurs a également été balayée par des vagues monstrueuses qui ont déferlé avec violence sur les côtes de Maintirano. Hier après-midi, aux alentours de 15 heures 30 minutes, seulement huit pirogues sur vingt ont été épargnées par les houles pour regagner la côte en restant intactes.

Formations brutales

Cinq ont sombré et les sept restantes ont été sérieusement endommagées. Aucun mort n’est, en revanche, à déplorer, selon les informations recueillies sur place. Les pêcheurs qui en ont fait les frais sont partis en mer, aux petites heures, plonger et jeter leurs lignes aux abords d’un ilot à l’écart du littoral. En fin de matinée, alors que certaines d’entre eux ont commencé à rejoindre les côtes après avoir fait quelques prises, un vent à décorner les bœufs s’est levé et des fortes houles se sont formées pour s’abattre sur les embarcations. Toutes les prises ont été englouties sous les eaux pendant que les pêcheurs se battaient tant bien que mal contre les vagues qui les entraînaient vers les profondeurs. Pour échapper à la mort qui guette, certains ont dû se laisser emporter pour s’échouer enfin sur les côtes après avoir dérivé pendant quelques heures, laissant la mer avaler leurs pirogues. Les derniers rescapés dont un garçonnet ont atteint Maintirano en fin d’après-midi.
Plus récente Plus ancienne