CONJONCTURE - Des projections peuvent être à revoir pour le second semestre


Prudence, la stratégie préconisée par le ministère de l'Économie et des finances par rapport à certaines situations à "risque". Effectivement, des facteurs internes et externes sont susceptibles d'influencer l'économie nationale au cours du second semestre de cette année, enfin, pour les quelques mois qui vont suivre. Ces indications sont parues dans la revue de milieu d'année 2023, publiée par le ministère de l'Économie et des finances, il s'agirait en effet "de risques à ne pas prendre à la légère" et à se fier au document, les projections pour les six derniers mois de 2023 pourraient être révisées en fonction de plusieurs "facteurs de risques qui persistent et pourraient ternir les perspectives économiques pour le reste de l'année.". Une des conjonctures qui risquent de complexifier l'équation serait la situation géopolitique internationale avec " le prolongement, voire l'intensification du conflit russo-ukrainien avec les impacts économiques qui en découleraient comme le ralentissement de la demande mondiale ainsi que les mouvements haussiers du cours des matières premières" comme l'évoque la revue de milieu d'année du ministère de l'Economie et des Finances. A part ces situations internationales, des incertitudes persistent aussi par rapport aux perspectives du second semestre sur le plan national avec "les perturbations de la fourniture d'électricité ainsi que le risque politique en année électorale".

Prévisions de croissance

Les prévisions de croissance initialement inscrites dans la Loi de finances 2023 pourraient ainsi connaître une restructuration en fonction de l'évolution de la situation. En se référant au document législatif, les prévisions de croissance pour cette année sont de 4,9% en tablant sur l'importance des investissements à hauteur de 25,3% du Produit intérieur brut (PIB), avec des parts d'investissements publics et privés plus ou moins similaires question pourcentage (respectivement de 12,2 et 13,1%) qui sont censés soutenir cette croissance économique. Jusqu'à maintenant, le nombre d'investissements publics, a connu une nette amélioration, pouvant, selon le MEF, contribuer à maintenir les fameux 4,9% sur lesquels tablent les prévisions. "Les nombreux investissements publics et projets des secteurs productifs et sociaux mis en œuvre et/ou achevés pour 2023 devraient soutenir la croissance économique", indique le MEF. À cela s'ajoute les apports non négligeables du secteur agricole, surtout dans le domaine de la riziculture avec une hausse attendue de la production qui tend vers les 10% pour ces six derniers mois. En gros, les réformes entreprises par la Grande île depuis un certain temps ont contribué à faire remonter progressivement sur la pente les activités économiques du pays au lendemain de la crise sanitaire mondiale. Malgré ce regain en vitalité grâce aux investissements publics et privés, cette prévision de la loi de finances initiale est loin de pouvoir conduire à une amélioration du niveau de vie de la grande partie des ménages malgaches.
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