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Soarano – Des marchands illicites refusent leur déplacement

Des marchands illicites dans l’enclos devant le building Ramaroson à Soarano se sont révoltés dans les rues du centre-ville, hier matin. Ils ont protesté leur expulsion. Ils ont manifesté dans les rues de Soarano et d’Anala­kely, en brandissant des banderoles. « Lorsque nous nous sommes pointés ici ce matin, vers 7 heures, des agents de la police municipale ont déjà encerclé le lieu, pour nous empêcher d’y accéder. La commune ne nous a même pas avisés plutôt de cette nouvelle mesure », s’indigne Viviane Ramalalanirina, commerçante de vêtements.

Ils ont voulu aller à l’hôtel de ville à Analakely, pour rencontrer le maire, mais ils n’ont pas pu aller jusqu’au bout. Ils ont bloqué la circulation, engendrant des embouteillages monstres aux environs d’Analakely. Il a fallu l’intervention des éléments de force de l’ordre pour les disperser.

Ces commerçants ne sont pas allés loin pour continuer leurs activités. Ils ont grossi le rang des marchands de rue sur les trottoirs de Soarano et de Behoririka. « Nous ne pouvons pas suspendre cette activité. Nous devons trouver de l’argent pour inscrire nos enfants à l’école », lance une autre commerçante. Selon Rija Randria­narisoa, directeur des marchés au sein de la commune urbaine d’Antananarivo (CUA), une infrastructure sera construite sur le terrain clôturé devant le building Ramaroson. La CUA aurait déjà assaini les lieux, il y a quelques temps, mais un responsable de marché à Soarano aurait autorisé ces marchands à y accéder, à l’insu de la CUA. Ce responsable aurait été affecté dans une autre direction.

Dans le code d’hygiène municipal, il est indiqué que le commerce sur les voies publiques est punissable d’une amende de 300 000 ariary. La CUA n’a pas encore appliqué cette sanction. Ils sont, au contraire, de plus en plus nombreux à étaler leurs marchandises à Soarano, Behori­rika et Analakely.

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