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Antananarivo – Mesures radicales d’assainissement

Le  code  sera  mis  en  vigueur  dans  le  périmètre  de  la  ville d’Antananarivo  après  une  campagne  de  vulgarisation.

Quand modernisation rime avec mesures contraignantes. Les dispositions du code municipal d’hygiène restaurent des mesures strictes pour le mieux vivre dans la capitale.

Aussitôt le code municipal d’hygiène mis en vigueur, de débats houleux se font autour de certaines dispositions de ce code auprès des citoyens de la capitale. Des dispositions jugées plus contraignantes pour la plupart. Le nouveau code révisé qui n’est pas un fait nouveau, selon les explications. Parmi les dispositions phares, ceux concernant l’hygiène et l’assainissement. C’est le cas de la propreté des domiciles, lieux et espaces publics. En outre, la salubrité publique, le respect de la tranquillité et la sécurité publique , sont parmi les principes expliqués de long en large dans près de quatre-vingt-onze pages de ce code.

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Parmi tant d’autres dispositions du code, l’article 76 sur les bruits divers, notamment en matière de salubrité et tranquillité publique indique que l’exploitant de karaoké est tenu de respecter les prescriptions de l’autorisation qui lui a été délivrée, notamment celles concernant les horaires d’ouverture, les normes de construction, en particulier celles relatives à l’isolement des lieux et à l’hygiène, et de prendre les mesures nécessaires quant à la gestion de la clientèle. Le non-respect de cette disposition implique que l’exploitant pourrait encourir une peine pécuniaire d’un montant de 5 000 000 ariary.

Cette lourde peine est, selon les explications de la CUA, un moyen de revenir à la régularisation des karaokés dans la ville des Mille. « On peut constater actuellement que l’activité résultant des karaokés pullulent dans la capitale. La plupart ne respectent même pas les textes concernant les conditions d’ouverture, les conditions de distance par rapport aux écoles ou aux églises », indique Pascal Rasaony, conseiller technique permanent du Maire à la Commune Urbaine d’Antananarivo.

Pour certains citoyens interrogés, moderniser et veiller à la salubrité de la ville des Milles sont de bonnes initiatives, mais toutefois, le montant des sanctions pécuniaires est trop élevé. « Comment pourrait-on payer ces amendes alors qu’on ne gagne pas plus de 5 000 ariary par jour? », s’interroge Vola­nirina, une commerçante du côté d’Ampefiloha. Pour certaines personnes, la mise en place du code d’hygiène est comme la plupart des textes qui s’appliquent dans la ville d’Antananarivo. « Ce n’est pas un fait nouveau notamment par rapport aux sanctions administratives. Je crois que la modernisation doit s’accompagner de dispositions plus contraignantes, comme c’est le cas dans ce code », indique Nathalie Rafararivo, une mère de famille. L’heure est à la vulgarisation, l’application du texte ne pourra pas s’opérer tant que la sensibilisation sur ce texte ne sera pas effectuée au niveau local.

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