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Religion – Des réclamations pour tapage nocturne

Le tapage nocturne des adeptes d’associations cultuelles est dangereux pour la santé. Des victimes ont porté plaintes.

Les bruits pendant des veillées religieuses ou des cultes font l’objet de plusieurs plaintes. La préfecture de police d’Antananarivo aurait reçu trois dossiers dénonçant le tapage commis par des adeptes d’associations cultuelles, ces derniers temps. Le tapage est jugé dangereux pour la santé. Des victimes se sont manifestées. La plainte qu’elle ont déposé a abouti à la fermeture temporaire d’un édifice à Ankaraobato, vendredi. Les deux autres seraient en phase d’étude. « Les fidèles de ces sectes créent des brouhahas assourdissants, exaspérant les habitants autour d’eux », rapporte le général Angelo Ravelonarivo, préfet de police d’Antananarivo, hier.

Ce serait tous les habitants du quartier, où est effectué l’office religieux, dans le fokontany d’Ankaraobato, qui auraient porté plainte contre cette association cultuelle connue sous le nom de « Vahao ny oloko ». Quelques-uns des plaignants auraient présenté des certificats médicaux prouvant que ces bruits ont affecté leur état de santé. Deux auraient même succombé, à la suite de ces vacarmes. « Vivant avec un problème d’hypertension artérielle, ils ont été victimes d’accident vasculaire cérébrale, suite aux nuits blanches causées par les tapages », rajoute la source.

Illégal
Les premières plaintes seraient parvenues à la préfecture de police, il y a deux ans. « Les plaignants ont mentionné que ces fidèles prient de 5 heures 30 du matin à 20 heures du soir, perturbant ainsi les cours dans les écoles aux alentours. Et parfois, ils prient toute la nuit, lorsqu’ils font une veillée. Nous avons interpellé les chefs de l’association de faire une isolation phonique. Mais la requête n’a pas été respectée», indique le général Angelo Ravenolarivo. Les deux autres plaintes concerneraient des habitations privées, utilisées par des « prétendants pasteurs » pour diriger des messes « illicitement ». La préfecture de police d’Antananarivo met en garde ces associations cultuelles dont l’existence serait illégale. « On ne nous a pas signalé l’ouverture de ce démembrement de « Vahao ny oloko » à Ankarabaoto. Alors que c’est obligatoire », souligne le préfet de police d’Antananarivo.

Les associations cultuelles se multiplient dans les quatre coins de l’île. Signe que le pays et sa population sont pauvres et cherchent du réconfort dans la religion, espérant ainsi y trouver des solutions. Le général Angelo Ravelonarivo rappelle qu’il est du droit de tout un chacun de porter plainte, au cas où ces associations cultuelles portent atteinte à l’ordre public.