La zone de turbulence constatée dans le Sud du pays, la semaine passée, a encore fait monter la mer de Morondava. La ville reste menacée. Effarant. La montée de la mer devient de plus en plus préoccupante. Une menace devenue permanente. Le littoral a été littéralement submergé par la mer ce week-end. Cette montée s’est fait sentir jusque dans les quartiers situés à l’intérieur de la ville, et l’eau est montée jusqu’aux genoux dans d’autres. Le service de la Météorologie confirme que la marée haute est la conséquence des pluies qui se sont abattues la semaine dernière. Gilbert Romain, chef de la région Menabe, n’a pas voulu dramatiser la situation et précise que c’est un phénomène tout à fait habituel. « Chaque début de septembre est marqué par cette marée haute. Un fait qui surgit également au mois de décembre. Et d’ailleurs, le mauvais temps dans le Sud-ouest du pays a entraîné toute cette eau », explique-t-il. Dans tous les cas, la montée de la mer qui grignote le littoral depuis 1962, reste une problématique à ne pas négliger. D’après les explications de Fridjof Kolo, maire de la ville de Morondava, des travaux de protection du littoral vont bientôt débuter. « Ce ne seront pas encore des travaux de grande envergure. Toutefois, la coopération décentralisée avec la région Réunion et d’autres partenaires financiers, nous permet d’envisager des solutions. À partir d’octobre, des travaux de plantation d’arbres pour retenir le sable et d’autres petits travaux de protection seront lancés. Quelque 933 000 euros seront affectés à cette alternative de protection d’urgence », explique-t-il. Les récentes études ont démontré que le sable a disparu sur une longueur de 50 à 60 m en moins d’un an. Le fleuve de Morondava a, en effet dévié, de son chemin, à la suite d’un tremblement de terre qui a provoqué un phénomène d’affaissement au niveau d’Analaiva et de Kabatomena. Condamné Gérard Rambolamanana, professeur en Géophysique, insiste sur le fait que ces failles ont condamné la ville de Morondava depuis longtemps. « Morondava se trouve au milieu des failles, de Morombe au Sud, Bongolava-Ranotsara au Nord-ouest et enfin la faille allant de Miandrivazo à Toliara à l’Est. À ces failles, on pourra ajouter la formation lagunaire de Morondava qui est très fragile. Bien que des travaux de protection soient menés en aval, la mer trop puissante, érodera toujours dangereusement les côtes lagunaires », souligne-t-il. Morondava compte quelque Soixante dix mille âmes. « La meilleure solution serait d’abandonner les côtes et aller beaucoup plus vers l’intérieur, ou mieux, une solution plus drastique : abandonner carrément la ville » propose le professeur.
La zone de turbulence constatée dans le Sud du pays, la semaine passée, a encore fait monter la mer de Morondava. La ville reste menacée. Effarant. La montée de la mer devient de plus en plus préoccupante. Une menace devenue permanente. Le littoral a été littéralement submergé par la mer ce week-end. Cette montée s’est fait sentir jusque dans les quartiers situés à l’intérieur de la ville, et l’eau est montée jusqu’aux genoux dans d’autres. Le service de la Météorologie confirme que la marée haute est la conséquence des pluies qui se sont abattues la semaine dernière. Gilbert Romain, chef de la région Menabe, n’a pas voulu dramatiser la situation et précise que c’est un phénomène tout à fait habituel. « Chaque début de septembre est marqué par cette marée haute. Un fait qui surgit également au mois de décembre. Et d’ailleurs, le mauvais temps dans le Sud-ouest du pays a entraîné toute cette eau », explique-t-il. Dans tous les cas, la montée de la mer qui grignote le littoral depuis 1962, reste une problématique à ne pas négliger. D’après les explications de Fridjof Kolo, maire de la ville de Morondava, des travaux de protection du littoral vont bientôt débuter. « Ce ne seront pas encore des travaux de grande envergure. Toutefois, la coopération décentralisée avec la région Réunion et d’autres partenaires financiers, nous permet d’envisager des solutions. À partir d’octobre, des travaux de plantation d’arbres pour retenir le sable et d’autres petits travaux de protection seront lancés. Quelque 933 000 euros seront affectés à cette alternative de protection d’urgence », explique-t-il. Les récentes études ont démontré que le sable a disparu sur une longueur de 50 à 60 m en moins d’un an. Le fleuve de Morondava a, en effet dévié, de son chemin, à la suite d’un tremblement de terre qui a provoqué un phénomène d’affaissement au niveau d’Analaiva et de Kabatomena. Condamné Gérard Rambolamanana, professeur en Géophysique, insiste sur le fait que ces failles ont condamné la ville de Morondava depuis longtemps. « Morondava se trouve au milieu des failles, de Morombe au Sud, Bongolava-Ranotsara au Nord-ouest et enfin la faille allant de Miandrivazo à Toliara à l’Est. À ces failles, on pourra ajouter la formation lagunaire de Morondava qui est très fragile. Bien que des travaux de protection soient menés en aval, la mer trop puissante, érodera toujours dangereusement les côtes lagunaires », souligne-t-il. Morondava compte quelque Soixante dix mille âmes. « La meilleure solution serait d’abandonner les côtes et aller beaucoup plus vers l’intérieur, ou mieux, une solution plus drastique : abandonner carrément la ville » propose le professeur.