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Faits divers

Projet présidentiel – Plainte réciproque de deux entreprises

Le litige concerne la construction de ce nouveau lycée agricole, à Vatomandry

Un sous-traitant, victime d’abus de confiance, a porté plainte contre une entreprise prestataire. Cette dernière aussi en a déposé pour extorsion de fonds. Le litige est parti d’un projet présidentiel.

BATAILLE judiciaire lancée autour de la construction d’un lycée agricole, un projet présidentiel, à Vatomandry. Elle oppose le sous-traitant à l’entreprise prestataire.

Le premier s’est dit être victime d’abus de confiance, escroquerie, menace et diffamation pour lesquels il a porté plainte au parquet d’Antananarivo en mai. L’autre a également déposé la sienne, avec objet d’extorsion de fonds, à Toamasina. Ce serait un moyen dilatoire, comme l’avance le sous-traitant.

Tout a commencé en 2019 par l’obtention d’un marché public relatif à la construction d’un centre agricole de référence pour Vatomandry, sous tutelle du ministère de l’Éducation nationale et de l’enseignement technique et professionnel, par l’entreprise. Elle a confié la réalisation des travaux à l’autre, avec qui elle avait déjà travaillé auparavant, car elle ne disposerai t pas des moyens financiers.

Les deux parties ont convenu que le sous-traitant se chargerait de toutes les dépenses. Celles-ci seront remboursées en totalité et le bénéfice du marché partagé.

Corruption

L’entrepreneure recrutée a débuté le chantier. Les travaux n’ont pas encore été terminés et l’argent émanant de l’État a été débloqué et versé à la bénéficiaire du marché. En apprenant le paiement, le sous-traitant a vainement réclamé sa part. « Elle ne m’a plus répondu au téléphone…Son mari a accepté de rembourser mes dépenses», peut-on lire dans sa déposition.

La victime d’abus de confiance attire également l’attention du bureau indépendant anti-corruption (Bianco) pour diligenter des investigations sur l’affaire, à commencer par la manière dont l’entreprise a décroché le marché, alors qu’elle n’avait pas d’argent. Elle se demande également, comment elle a eu un certificat de liquidation bancaire. Tout cela laisse place à une suspicion de corruption de haut niveau et bien organisée.

« Pourquoi l’argent a totalement été débloqué, alors que la construction était toujours en cours. Des images photoshopées, montrant la fin des travaux, ont été présentées pour duper », souligne le sous-traitant en soupçonnant l’entreprise.

Cette dernière aurait récemment répliqué avec une plainte pour extorsion de fonds confiée au parquet de Toamasina.

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