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Filière bovine – La traçabilité électronique et les « feedlot » discutés

Des  éleveurs  d’Ankaramena  et  de  Manambaro  ont  été  entendus  par  le  responsable du  ministère  de  tutelle.

Des éleveurs et des représentants d’autorités locales ont rencontré le directeur général de l’Élevage auprès du ministère de l’Agriculture et de l’élevage à Taolagnaro.

Échanges terre-à-terre entre le directeur général de l’Élevage, auprès du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Tsiry Andriamahatola Lezoma, et des représentants d’éleveurs de zébus et des notables de la région Anosy, à Taolagnaro. Une démarche de partage autour des nouveaux projets lancés, notamment celui de la traçabilité de la sécurisation et du «Feedlot », engraissement et amélioration génétique des bovins.

Les responsables des communes, les représentants des éleveurs ainsi que les opérateurs privés de la filière bovine de la région Anosy ont eu l’occasion de discuter en profondeur des réalités vécues par chaque catégorie d’acteurs.

Des éclaircissements sur les textes réglementaires régissant la filière bovine et l’élevage des petits ruminants, le nouveau système d’identification et de traçabilité du bétail, Livestock identification and trace-back système, (LITS), qui est en cours de mise en place dans quatre régions du Sud de Madagascar, ont été abordés.

Les représentants des éleveurs des communes d’Ankaramena et de Manambaro, qui figurent parmi les principaux marchés de bovidés de la région Anosy, ont soulevé plusieurs points de blocage au développement de la filière.

Les problèmes dans le suivi sanitaire de leur cheptel, comme l’insuffisance de vétérinaires mandataires déployés, l’inexistence de couloirs de vaccination dans ces localités, ont été évoqués.

Projet ambitieux

Le texte régissant le fonctionnement du service vétérinaire leur a été alors clarifié et des solutions telles que la mise en service des MMAV (Mpiompy manampy amin’ny asa veterinera) ont été avancées.

La paperasserie et les frais d’enregistrement des bovins ou encore le délai de validité de la Fiche individuelle du bovidé (FIB) sont autant de questions soulevées par ces éleveurs.

Le texte relatif à l’identification et la traçabilité des bovins recourant à l’utilisation de boucles et de bolus électroniques infalsifiables leur a ainsi été présenté et expliqué. Niha Gilbert s’en réjouit: « Cette rencontre nous a permis de nous pencher sur les problèmes auxquels est confrontée la filière bovine, notamment dans l’enregistrement du bovidé et son suivi sanitaire», explique cet éleveur de la commune rurale d’Ankaramena.

Il a été suggéré par la mairesse de cette commune, Arline Attalah, de réduire le volume du bolus à implémenter pour les jeunes bovins, ainsi que le poids et la taille des boucles. Le MAEP prévoit de mettre en place des centres de sélection et d’amélioration génétique d’animaux de race bovine et de petits ruminants.

Une opération qui sera suivie d’une installation de complexes d’embouche. Ce projet ambitieux mettra à la portée des éleveurs des animaux de race performante et résiliente.

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