Faits divers

Sambava – Deux tueurs présumés battus à mort

Soupçonnés du meurtre odieux d’une quadragénaire dans la commune de Tanambao-Daoud, à Sambava, deux individus ont été lynchés à mort à la mairie, hier matin.

Œil pour œil, dent pour dent. C’était précisément le sort de deux suspects, hier à 5h du matin, devant le bureau de la commune de Tanambao-Daoud, district de Sambava. Ils ont été bastonnés et lapidés à mort par la famille d’une dame d’une quarantaine d’années, victime d’un assassinat abominable dont ils seraient les auteurs. Le maire Totofeno Modeste Philbert a également fini par essuyer des coups pour avoir refusé de livrer ces meurtriers présumés à la justice populaire. Après quoi, il a été contraint de s’enfuir avant qu’il ne
s’attire les foudres de la foule en furie. En fin de matinée, la situation est revenue à la normale.
Molestées, les deux dépouilles ont été amenées quelque part avant d’être laissées aux soins de la famille.
Cette vengeance est due à la découverte macabre de la quadragénaire qui a eu lieu dans la nuit de lundi à hier, à Andranomena. Elle est portée disparue depuis une semaine. À sa recherche, le fokonolona, les membres du comité de sécurité villageoise et la gendarmerie l’ont retrouvée morte et grillée. « Ses assassins l’ont certainement torturée avant de la brûler, du fait que des tisons s’y trouvaient encore », selon les informations de la gendarmerie présente sur place.

Injoignables
Lors de cette découverte macabre, les gendarmes en patrouille dans cette zone ont appelé un médecin pour constater ensemble le corps, mais il n’est pas venu. La nuit-même, ils ont procédé à une enquête de voisinage et interpellé deux hommes dont l’escorte jusqu’à la mairie a été confiée au comité. De leur côté, les gendarmes allaient continuer le constat dès le lever du jour et n’ont donc pas bougé du lieu.
À 5h du matin, la famille de la dame assassinée s’est insurgée pour réclamer au maire les têtes des deux individus soupçonnés. Du coup, l’édile a immédiatement averti les gendarmes au téléphone, mais ils sont restés injoignables faute de réseau dans la zone enclavée où ils se trouvaient.
Ceux qui ont assuré la permanence au poste s’y sont alors diligentés dès qu’ils ont été alertés. Toutefois, ils sont arrivés trop tard et aucune intervention n’a pu être faite. La foule est parvenue à
entrer de force dans le bureau de la commune et a réussi à sortir leurs cibles. Par ailleurs, aucun dégât matériel n’a été enregistré

 

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