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Festivités du 26 juin – La gestion de la sécurité inquiète

Le préfet de police d’Antananarivo annonce une sécurisation drastique des festivités de la fête de l’indépendance. Il s’agit de chasser le spectre des événements tragiques passés.

Draconien. C’est le mot d’ordre du dispositif de sécurité à déployer durant les festivités d’indépendance, comme l’a souligné le général Angelo Ravelonarivo, préfet de police d’Antananarivo, durant sa déclaration à son bureau, à Tsimbazaza, hier.
Le point de presse d’hier, fait suite à une réunion de l’Organe mixte de conception (OMC), d’Antananarivo. « Il a été question de la sécurisation des événements entrant dans le cadre de la célébration de la fête nationale », indique le général Ravelonarivo. À entendre le préfet de police, la sécurité sera, notamment, accrue et rigide durant la soirée du 25 juin et la journée du 26 juin, jour du 59e anniversaire du retour à l’indépendance.
La présence de Paul Kagame, président du Rwanda et invité d’honneur de la fête nationale, cette année, ainsi que des troupes étrangères qui défileront aux côtés des forces malgaches, « motive un peu plus une sécurisation drastique », affirme le premier responsable de l’OMC de la capitale. Les éléments de l’Etat major mixte opérationnel (EMMO), seront fortement présents sur terrain dès vendredi. Les festivités démarreront, en effet, dès le 21 juin.

Casse-tête
À partir de vendredi, des artistes se produiront chaque soir de 17 heures à 20 heures, sur un podium dressé devant la stèle de Jean Ralaimongo, à Analakely. La rue partant de l’hôtel de ville jusqu’à Andohan’Analakely sera ainsi coupée durant les trois heures de spectacle. Après les feux d’artifice qui seront tirés au dessus du lac Anosy, à partir de 19 heures, un bal populaire sera donné, à partir de 20 heures 30, devant cette stèle.
La principale innovation de la célébration de la fête nationale, cette année, est la suppression du banquet au palais d’Etat d’Iavoloha, et que le zénith des festivités se déroulera au stade de Maha­masina. Ceci, comme l’expliquent les responsables, afin que les dirigeants et la population communient dans la liesse des fêtes. Une nouveauté qui pourrait compliquer la sécurisation du site. Sauf changement, un spectacle conclu par un show laser, fera suite au défilé militaire qui démarrera à 14 heures.
Les années précédentes, une fois la parade des Forces de défense et de sécurité (FDS), terminée, les grilles du stade Mahamasina sont rouvertes, pour laisser en­trer les personnes souhaitant assister au spectacle de l’après-midi, qui clôturera la journée d’indépendance. Celles-ci viennent investir le terrain et s’ajoutent aux milliers de personnes déjà amassées dans les gradins, depuis le défilé militaire. Serait-ce, également, le cas cette année ?
Il faudra donc, pour les forces de l’ordre de gérer le départ des éléments qui ont pris part au défilé et de tout le matériel, ainsi que l’entrée du public venu faire la fête, dans un laps de temps serré. Joint au téléphone, hier, le préfet de police a indiqué que le programme qui lui a été transmis, ne fait pas mention d’un spectacle après la parade militaire. « Quoi qu’il en soit, les fouilles à l’entrée du stade seront rigoureuses », souligne-t-il, toutefois.
À Tsimbazaza, hier, le général Ravelonarivo a affirmé que les ustensiles en métal et en verre, les objets tranchants, les bouteilles en verre « seront prohibés dans le stade de Mahamasina ». La fête nationale de cette année est la première présidée par Andry Rajoelina, président de la République. Le challenge des forces de l’ordre est d’éviter que l’événement ne soit marqué par un drame. Il s’agira de chasser les spectres de drames relativement récents.
La première fête de l’indé­pendance présidée par Hery Rajaonarimampianina, ancien chef d’Etat, a, notamment, été assombrie par une bousculade meurtrière, au stade de Mahamasina. C’est aussi, le cas pour la cérémonie de son investiture, obscurcie par un attentat à la grenade, à Anosy. La fête de l’indépendance du 26 juin 2016, a, également, été écourtée par un attentat à la bombe artisanale en plein milieu du terrain de Mamahasina.
Le 9 septembre 2018, le match opposant les Barea à l’équipe nationale du Sénégal, a été éclipsé par une bousculade sanglante à l’entrée du stade. Outre l’identification et la neutralisation des personnes malveillantes, la gestion des mouvements de foule, pourraient être un autre casse-tête pour les forces de l’ordre.

4 commentaires

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  • Je ne vois aucun inconvénient sur le fait que la sécurité sera stricte ! C’est ça ce qu’on veut non la paix la sécurité stable et voici qu’il applique ceci vous créez de problème en disant que s’est inquiétant ? Non c’est une bonne chose au contraire ! Remercier les au lieu d’écrire ne article comme tel

  • D’après la préparation et l’organisation de l’Etat, rien à inquiéter à propos de la festivité, tout est planifié surtout à propos de la première célébration avec le nouveau président, c’est sur que ce sera magnifique!!! seul les irresponsables ont toujours des points à critiquer.

  • La gestion de sécurité est plutôt une grande préoccupation pour la fête de l’indépendance enfin de mettre un pays modèle en Afrique. Nous sommes fière de notre étape jusqu’à maintenant et nous souhaitons la vie de chacun soie hors du danger ou des éventuelles menaces. ,

  • Il faut toujours être prudent car le mal survient toujours de nul part est vue que certain personne n’acquière pas la victoire du président,alors il faut en méfié,mais je souligne que les malgaches ont leur sagesse et de pensé que c’est notre fête,et il faut en profité car les autorités assure la sécurité