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Sortie de crise – Les Forces armées s’alignent à l’apaisement

Suite à la mise en place du gouvernement, les Forces armées baissent le ton.

Le ministre de la Défense nationale défend l’apaisement. Un discours qui s’aligne avec les consignes du Premier ministre.

Rentrer dans les rangs. Le général Béni Xavier Rasolo­fonirina, ministre de la Défense nationale, s’aligne sur la consigne gouvernementale qui consiste à ce que chaque membre de l’équipe devra œuvrer pour l’apaisement.
« Les forces armées et les forces de l’ordre aident à la quête de l’apaisement dans la vie des citoyens malgaches et de tous ceux qui vivent dans notre pays. Nous sommes confiants que les dirigeants font leur travail.
Le Premier ministre a déjà défini sa priorité qui est de mener le pays vers des élections transparentes, ouvertes à tous et acceptées de tous », déclare le ministre de la Défense nationale, en marge de la cérémonie d’ouverture d’un atelier à l’hôtel Ibis, à Ankorondrano, hier.
Outre l’objet du rendez-vous, le général Rasolofo­nirina a été questionné sur le point de vue des Forces de défense et de sécurité (FDS) sur la tournure de la sortie de crise. « Les Forces armées et les forces de l’ordre ne sont que outils à la disposition de l’autorité civile. Nous avons fait face à un problème politique. Une solution politique est donc nécessaire. L’armée ne fait qu’accompagner les acteurs politiques pour qu’ils se dirigent vers cette solution politique », réplique-t-il.
Les FDS, durant les temps forts de la crise politique, ont fait une déclaration à trois reprises pour pousser les protagonistes à trouver une issue consensuelle aux querelles. Elles sont allées jusqu’à brandir la menace d’une « situation d’exception », pour faire plier les politiciens entêtés, dans leur dernière sortie médiatique, le 31 mai.

Contestations
« Un accord politique », qui aurait été conclu entre Hery Rajaonarimampianina, président de la République, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, ancien chef d’État, de prime abord, s’en est suivi, le 2 juin. Un consensus sur la nomination du Premier ministre et la clé de répartition des ministères, actée sous la houlette de Ramtane Lamamra, émissaire de l’Union Africaine. Le Premier ministre et le gouvernement « de consensus », sont à pied d’œuvre.
Les déclencheurs des manifestations politiques sur le parvis de l’hôtel de ville d’Antananarivo, ne semblent, cependant, pas disposer à éteindre le foyer de tension. Les hauts parleurs des « députés pour le changement », continue de vociférer leur contesta- tion de la composition de l’équipe gouvernementale, bien que le mouve­ment semble tourner en rond et s’éteindre petit à petit.
Au départ du président de la République, la démission du gouvernement figure, aussi, parmi les leitmotivs. Les ministres du Groupe des partisans de Andry Rajoelina et du « Tiako i Madagasikara » (TIM), ne semblent, pourtant, pas disposés à quitter leur siège ministériel. Pour rassurer ses partisans et les tenir en haleine, probablement, Marc Ravalomanana, durant un point de presse « orchestré », à son domicile à Faravohitra, dimanche, soutient qu’il n’a signé aucun accord politique.
« Je n’ai signé aucun accord. (…) Si le mouvement du Treize-Mai continue c’est parce qu’il y a une insatisfaction. Qu’il n’y a pas de consensus », soutient le leader du TIM. Pour se défaire des critiques, Andry Rajoelina, lui aussi, s’est mis en scène dans une interview télévisée, dimanche. Le chef de file des Oranges confirme l’existence d’un accord politique, mais indique que la clé de répartition n’aurait pas été respectée.
L’ancien président de la Transition demande la recomposition du gouvernement, ou du moins, que les personnalités contestées y soient évincées. À l’entendre, les vagues de contestation ne semblent pas troubler le ministre de la Défense nationale. Dans un ton moins martial que les déclarations de crise, le général Rasolofo­nirina indique juste, en référence aux priorités tracées par le Premier ministre, que « les FDS vont aider à leur concrétisation ».

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