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Editorial

Traversée du désert

Une ancienne ministre arrêtée pour émission de chèques sans provision. C’est bel et bien une réalité. Une incroyable déchéance quelques années seulement après son éviction du gouvernement où elle n’a pas fait de grands éclats. Ancienne députée, elle est censée avoir fait une déclaration de patrimoine auprès du Bianco. Une disposition obligatoire mais devenue facultative faute de rigueur dans son application.

Cet ancien membre du gouvernement n’est pas la première haute personnalité de l’État à avoir commis un tel délit. D’autres ont été condamnées conformément à la loi mais comble de l’histoire, elles ont eu une promotion politique par la suite sans avoir purgé la totalité de leur peine.

Elle n’est pas non plus la première à avoir connu une descente aux enfers après avoir quitté le gouvernement. D’autres se sont retrouvés dans des situations dramatiques. Le retour à la vie civile a été un choc terrible après avoir connu le confort douillet du statut de ministre. La traversée du désert est parfois insupportable et peut pousser à des actes irréfléchis. On comprend pourquoi les postes politiques sont très convoités avec les avantages octroyés par l’État.

Or, un ministre est d’abord un grand commis de l’État appelé à servir et non pour se servir. Tant qu’un poste ministériel est considéré par certains politiciens comme un eldorado, un poste pour s’enrichir le développement peut attendre.

Il serait intéressant de voir la différence entre la déclaration de patrimoine d’un haut employé de l’État à l’entrée à la sortie de sa fonction. On ignore s’ils sont concernés par la loi sur le recouvrement des avoirs illicites ou pas. En tout cas cela doit faire partie de la lutte contre le blanchiment d’argent et la corruption. Charité bien ordonnée.

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