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Changement climatique – Les chercheurs scientifiques en sous effectif

Les  panels  d’experts  ont  eu  le  temps  de  discuter  autour  du  dernier  rapport  du  GIEC.

Madagascar est sousreprésenté auprès du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies (GIEC). Un plaidoyer pour la formation et appui des jeunes scientifiques a été fait à l’occasion de la présentation du dernier rapport du GIEC.

En plus de la présentation des derniers rapports du GIEC, le panel d’experts, qui s’est réuni à l’Hôtel Ibis, va faire un plaidoyer auprès des personnes et des Institutions-clés qui travaillent à Madagascar. Cela afin de soutenir et appuyer la formation des jeunes scientifiques malgaches dans la lutte contre le changement climatique. « On constate le manque de scientifiques africains et malgaches, notamment ceux qui font des recherches sur le changement climatique. Des efforts restent à faire dans ce domaine. Il est important d’encourager les jeunes du pays d’effectuer des recherches sur ce thème. Le fait est qu’il y a une différence entre la réalité dans le pays et dans d’autres pays d’Afrique ou encore dans l’Océanie. Si aucune recherche n’est menée par rapport à la situation dans le pays, alors aucune solution ne peut être apportée », indique Julia Randimbisoa, directeur de Helvetas à Madagascar.

L’importante conclusion de cette présentation est d’encourager vivement les jeunes scientifiques à mener des recherches sur le changement climatique. Actuellement, seuls deux scientifiques travaillent dans le GIEC. « Nous avons été représentés dans le premier comité de travail sur la matière scientifique. Dans le deuxième et troisième comité, aucun scientifique n’a pu représenter Madagascar. Par ailleurs, la plupart des chercheurs ne remplissent pas les critères requis par le GIEC. Le GIEC est un Groupe élitiste. La publication dans une revue scientifique, qui est parmi les conditions, reste onéreuse surtout pour les chercheurs dans les pays en voie de développement ; sauf si les chercheurs sont dans des universités étrangères », déplore Nirivololona Raholijao, directeur général de la Météorologie.

Appel

Le GIEC sort le rapport sur le climat tous les six ans. Le rapport qui vient d’être présenté est celui de 2021 et 2022. Les rapports du GIEC ont permis de mettre en place le protocole de Kyoto, l’accord de Paris et biens d’autres. Le GIEC donne les dernières informations auprès des dirigeants ainsi que ceux qui ont des pouvoirs de décision. Le nouveau rapport du GIEC montre que le changement climatique est plus grave. « Les réalités du changement climatique impliquent l’accroissement de la sensibilisation et l’analyse des résultats du 6e rapport d’évaluation du GIEC », Nirivololona Raholijao, directeur général de la Météorologie.

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