Rémi Vincent Andrianjanaka - « Mananjary veut sa splendeur d’antan »


Le chef de la région Vatovavy Fitovinany parle d’un besoin de « considération d’identité et d’image » pour le district de Mananjary. La possibilité d’une vingt-troisième région est évoquée. Forte probabilité que la région Vatovavy Fitovinany soit divisée en deux pour constituer une vingt-troisième région. Des suppositions ont émané de partout quand le Président de la République, Andry Rajoelina, a annoncé qu’une 23e région sera créée. Autorités traditionnelles locales, parlementaires, politiciens ont maintes fois sollicité l’autonomie de Vatovavy et qu’il est primordial de la séparer de l’administration de Manakara, l’actuel chef-lieu de région de Vatovavy Fitovinany. « Du temps de la Première et de la Deuxième républiques, Mananjary était un chef-lieu de préfecture et Manakara une sous-préfecture rattachée à la préfecture de Farafangana », précise le chef de région actuel de Vatovavy Fitovinany, Rémi Vincent Andrianjanaka. Mananjary, située dans la partie nord du Vatovavy, était riche en infrastructures aéroportuaire et portuaire et était le fleuron de l’exportation de produits de rente. Vatovavy tire son nom d’un rocher à l’allure féminine situé à Mananjary. « Le ministre de l’Équipement, à la fois maire de Mananjary, à l’époque, Eugène Lechat, a fait développer tout ce qui était infrastructure dans cette préfecture de Mananjary. Ce qui a été un tremplin de richesses sans égal pour cette ville », ajoute-t-il. Depuis la mise en place des régions en 2004, Mananjary devient un district avec cinq autres pour composer la région Vatovavy Fitovinany. Potentialités Mananjary a ainsi perdu son autonomie économique. La détérioration des infrastructures portuaire, aéroportuaire et du chemin de fer FCE la reliant à Fianarantsoa a contribué à son déclin économique. « Mananjary veut retrouver plus d’autonomie économique », argumente encore le chef de région. L’administration de proximité figure, par ailleurs, dans ce besoin d’autonomie. Mananjary ne veut rester qu’avec Ifanadiana et Nosy Varika dans le Vatovavy et laisser l’autre partie pour Manakara, Ikongo et Vohipeno. « En tant que chef-lieu de région, Mananjary pourra ainsi obtenir des subventions, des financements propres et des structures d’administration de proximité », explique Rémi Vincent Andrianjanaka. Mananjary n’a, pour l’heure, droit qu’à un commandement de compagnie. Les enseignants de Nosy Varika mettent quinze jours pour régler des papiers administratifs à Manakara, par exemple. « La priorité de développement pour la région reste la remise en fonctionnement de ces infrastructures, ainsi qu’une meilleure considération du FCE et la redynamisation du tourisme avec la station thermale de Ranomafana, entre autres.  
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