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Nomination des sénateurs – Choix stratégiques du président

De  d  g  à  dr,  de  haut  en  bas  Herilaza  Imbiky,  Victor  Mahaleo  Tsiebo,  Jean  André  Ndremanjary, Landy  Randriamanantenasoa,  Richard  Barjohn  Ramanambitana.  Il  manque  sur  la  photo Hajaniaina  Tahiana  Andrianandrasana.

Sans déroger aux prescriptions constitutionnelles y afférentes, tout en respectant l’équilibre régional, dans un souci d’ouverture, le président de la république Andry Rajoelina a fait des choix posés, réfléchis et stratégiques en nommant les six sénateurs de son quota.

Attendue avec impatience par les observateurs de la vie de la nation, la liste des six sénateurs nommés par les soins du président de la république Andry Rajoelina a été dévoilée hier en début de soirée. Il s’agit d’Imbiky Herilaza, Landy Randria­- manantenasoa, Hajaniaina Tahiana Andrianandrasana, tous trois des magistrats de métier, il sera question de textes de lois au Sénat, de Jean André Ndremanjary, de Victor Tsiebo Mahaleo et de Richard Baryjohn Ramanambitana. Au vu de cette publication, le président de la république a respecté la lettre et l’esprit des dispositions constitutionnelles en la matière.

Un article de la décision numéro 10 du 25 mai 2019 de la Haute cour constitutionnelle, HCC, stipule « que les sénateurs nommés doivent être issus des forces économiques, sociales et culturelles ou choisis en raison de leurs compétences particulières, que leur décret de nomination devra respecter à la lettre ces critères exigés par la Constitution, qu’en tout état de cause, ils ne doivent pas être choisis en raison de leur appartenance politique ».

Questions juridiques

Le président de la Répub­lique a d’une part désigné trois magistrats certainement pour renforcer la maîtrise des questions juridiques de cette institution. Ce qui comble un vide étant donné que parmi les douze sénateurs élus, il n’y a aucun homme de loi.

D’autre part, étant l’incarnation et le garant de l’unité nationale, le président de la république Andry Rajoelina a fait preuve d’un esprit d’ouverture vers des personnalités d’autres cercles qui ne lui soient pas proches. Tout en mettant en évidence la représentativité régionale, un exercice compliqué pour un effectif réduit, dicté par l’austérité budgétaire qu’il a prônée dès le début de sa campagne électorale pour la présidentielle.

Au final, la Chambre haute du Parlement qui tient sa session spéciale ce jour pour élire son Bureau permanent , reflète l’équilibre entre des politiciens élus par les grands électeurs, et des personnalités venues de divers horizons, connus et reconnus dans leurs domaines respectifs. En toute logique, celui ou celle qui va être élu au perchoir du Palais de verre d’Anosikely devra être parmi ces six nommés, sortis des moules présidentielles. Car il aura les fonctions du président par intérim en 2023 quand l’actuel titulaire au poste briguera un second mandat. Cette fonction requiert ainsi deux qualités et vertus essentielles, la loyauté et la fidélité.

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