Le châtiment corporel est encore pratiqué à Madagascar. D’après la loi, le droit de correction, pour les parents, ne doit aboutir à une atteinte à l’intégrité physique ou morale. Le cas du père pris en flagrant délit de punition corporelle à l’encontre de son fils, crée la polémique. Les uns sont contre sa réaction. « On ne doit pas taper sur son enfant. Il y a d’autres moyens de punir. Il faut, surtout, discuter avec son enfant pour qu’il comprenne mieux ses erreurs », lancent quelques parents. D’autres approuvent sa réaction. « Nous faisons partie de la génération des enfants qui ont été tabassés avec des balais, de la ceinture. Ces punitions corporelles ne nous ont pas tuées. Au contraire, cela nous a aidé à être sage », avancent d’autres. Mais que dit la loi malgache? Aucun texte n’interdit le châtiment corporel sur l’enfant. À Madagascar, l’auteur d’une punition corporelle ne sera poursuivi et puni, que lorsque la correction porte atteinte à l’intégrité physique ou morale de l’enfant, selon la loi sur les droits et la protection des enfants, mise en vigueur en 2007. « Les parents ont un droit de correction envers leurs enfants. Les coups et blessures sont, toutefois, interdits. Il appartiendra aux juges d’apprécier si les actes des parents ont dépassé le droit de correction ou non », indique Honoré Rakotomanana, juge. « Si on tape légèrement l’enfant, on peut dire que ce n’est pas une atteinte à l’intégrité physique », souligne Nicolette Moodie, chef de section de Protection de l’Enfance auprès du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef). Disciplines Le châtiment corporel est encore très pratiqué, à Madagascar. L’enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS), réalisée en 2018, montre que neuf enfants sur dix subissent de la punition violente, dont 63 % sont des punitions physiques, 10% classées sévères, et le reste est émotionnel. « Le châtiment corporel est de la violence, selon l’avis de l’Unicef et d’autres acteurs des droits des enfants, y compris le Comité des Droits des Enfants à Genève. Ce n’est pas une forme de discipline efficace qui vise le développement sain de l’enfant », indique Nicolette Moodie. Plusieurs études ont montré que la punition physique entraine des comportements violents et d’autres effets néfastes, sur le développement de l’enfant. L’Unicef plaide pour que Madagascar suive l’exemple des soixante pays qui interdisent le châtiment corporel dans toute situation, que ce soit au foyer, à l’école ou dans les prisons. Il y a une meilleure façon d’éduquer l’enfant, d’instaurer la discipline et l’obéissance, et d’autres moyens pour les parents de jouer leur rôle d’éducateur et d’encadreur, selon l’Unicef. Mais comment? Trop occupés à la survie de la petite famille, stressés par la difficulté de la vie quotidienne, des parents n’ont plus le temps de discuter avec leurs enfants, de créer un lien familial fort et de complicité avec leurs enfants. L’éducation parentale s’impose.
Le châtiment corporel est encore pratiqué à Madagascar. D’après la loi, le droit de correction, pour les parents, ne doit aboutir à une atteinte à l’intégrité physique ou morale. Le cas du père pris en flagrant délit de punition corporelle à l’encontre de son fils, crée la polémique. Les uns sont contre sa réaction. « On ne doit pas taper sur son enfant. Il y a d’autres moyens de punir. Il faut, surtout, discuter avec son enfant pour qu’il comprenne mieux ses erreurs », lancent quelques parents. D’autres approuvent sa réaction. « Nous faisons partie de la génération des enfants qui ont été tabassés avec des balais, de la ceinture. Ces punitions corporelles ne nous ont pas tuées. Au contraire, cela nous a aidé à être sage », avancent d’autres. Mais que dit la loi malgache? Aucun texte n’interdit le châtiment corporel sur l’enfant. À Madagascar, l’auteur d’une punition corporelle ne sera poursuivi et puni, que lorsque la correction porte atteinte à l’intégrité physique ou morale de l’enfant, selon la loi sur les droits et la protection des enfants, mise en vigueur en 2007. « Les parents ont un droit de correction envers leurs enfants. Les coups et blessures sont, toutefois, interdits. Il appartiendra aux juges d’apprécier si les actes des parents ont dépassé le droit de correction ou non », indique Honoré Rakotomanana, juge. « Si on tape légèrement l’enfant, on peut dire que ce n’est pas une atteinte à l’intégrité physique », souligne Nicolette Moodie, chef de section de Protection de l’Enfance auprès du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef). Disciplines Le châtiment corporel est encore très pratiqué, à Madagascar. L’enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS), réalisée en 2018, montre que neuf enfants sur dix subissent de la punition violente, dont 63 % sont des punitions physiques, 10% classées sévères, et le reste est émotionnel. « Le châtiment corporel est de la violence, selon l’avis de l’Unicef et d’autres acteurs des droits des enfants, y compris le Comité des Droits des Enfants à Genève. Ce n’est pas une forme de discipline efficace qui vise le développement sain de l’enfant », indique Nicolette Moodie. Plusieurs études ont montré que la punition physique entraine des comportements violents et d’autres effets néfastes, sur le développement de l’enfant. L’Unicef plaide pour que Madagascar suive l’exemple des soixante pays qui interdisent le châtiment corporel dans toute situation, que ce soit au foyer, à l’école ou dans les prisons. Il y a une meilleure façon d’éduquer l’enfant, d’instaurer la discipline et l’obéissance, et d’autres moyens pour les parents de jouer leur rôle d’éducateur et d’encadreur, selon l’Unicef. Mais comment? Trop occupés à la survie de la petite famille, stressés par la difficulté de la vie quotidienne, des parents n’ont plus le temps de discuter avec leurs enfants, de créer un lien familial fort et de complicité avec leurs enfants. L’éducation parentale s’impose.