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SANTÉ INFANTILE – Cent mille naissances prématurées par an

La méthode maman Kangourou sauve les prématurés.

De nombreuses mères donnent naissance avant le terme de la grossesse. Les méthodes permettant de sauver les vies des prématurés doivent être vulgarisées.

L’accou­chement prématuré est courant à Madagascar. La jeune artiste Meizah a vécu cette expérience, il y a 4 ans, lors de la naissance de son fils. «On m’a dit que tu n’allais pas survivre, car tu es né à sept mois de grossesse», publie-t-elle dans un message adressé à son fils, le 16 novembre, à l’occasion de son quatrième printemps. Cette jeune artiste a été obligée de mettre au monde son enfant avant le terme de sa grossesse.

«J’ai souffert d’une dépression et d’un choc émotionnel à cause d’un problème familial», indique-t-elle, pour expliquer les raisons de cet accouchement prématuré. Le pays enregistre cent dix-huit mille nouveaux-nés prématurés, chaque année, selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef), hier, à l’occasion de la journée mondiale de la prématurité. Les causes sont multiples, à savoir, des anomalies de l’appareil génital, des malformations utérines, des antécédents de fausses couches, surtout, tardives, des problèmes au niveau du placenta, les habitudes toxiques de la mère, la grossesse précoce et tardive. «Les consultations prénatales sont nécessaires pour détecter, précocement, ces facteurs de risque», exhorte le Dr Lanto Rainibarijaona, gynécologue-obstétricien. Ce problème n’est pas à prendre à la légère.

Les complications des naissances prématurées sont la cause principale de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans. À Madagascar, cinq mille quatre cents enfants de moins de cinq ans en meurent, chaque année. La couveuse est l’un des traitements les plus puissants qu’un nouveau-né doit recevoir. Mais il n’y en a pas assez dans les maternités. Les mères peuvent appliquer la méthode Maman Kangourou (KMC), à la place. C’est une méthode simple mais qui présente des avantages vitaux.

Meizah a appliqué cette méthode avec son fils qui n’a pesé que 2,500 kilos à la naissance. «Il a été placé dans une couveuse, d’abord. Ne supportant pas d’être loin de lui trop longtemps, j’ai insisté à le ramener chez nous, une semaine après sa naissance. Pendant six mois, j’ai appliqué la méthode Kangourou pour le maintenir au chaud. Il a, maintenant, 4 ans. Il va bien, en général, à part le problème d’émotions que je lui ai transmis, pendant qu’il a été dans mon ventre», enchaîne Meizah. Pour sauver des vies, l’Unicef a doté 80% des structures sanitaires en kit de réanimation des nouveaux-nés. Il a renforcé les compétences des agents de santé en soins obstétricaux et néonatals d’urgence de base.

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