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CAMPAGNE D’EXPORTATION DE LITCHI – Les opérateurs fin prêts

Le ministre Edgard Razafindaravahy à la rencontre des producteurs de litchis.

Le ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation Edgard Razafindravahy est en visite à Toamasina pour superviser les préparatifs liés à l’ouverture de la campagne de litchi, prévue pour la semaine prochaine.

Tous les acteurs de la filière litchi sont déjà sur le pied de guerre à Toamasina et ses environs. La capitale du Betsimisaraka est prête pour vivre au rythme de l’un des plus grands évènements économiques de l’année à savoir la campagne de litchi. Il ne reste plus que la date d’ouverture dont il appartient aux autorités de décider sous la recommandation du Centre technique horticole de Toamasina (CTHT). En visite sur place depuis hier, le ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation (MICC), Edgard Razafindravahy, a pu constater de visu l’effort déployé par chacun des acteurs de la filière pour pouvoir respecter les normes exigées par le marché international, de la traçabilité jusqu’à la qualité du soufrage du litchi.

Une filière à la pointe

« La technologie utilisée par les stations d’aujourd’hui est de très haut niveau pour ne parler que de machine de soufrage, de calibrage situé en amont de la chaine. Celle-ci n’a plus rien à voir avec le système aléatoire qu’on utilisait d’antan. Je pense que la filière litchi à l’heure actuelle est l’une des mieux organisées et la plus stable parmi les filières d’exportation de Madagascar», a déclaré Edgard Razafindravahy, à l’issue d’une visite à Toamasina. Il ajoute que la filière litchi à l’heure actuelle enregistre un taux de rapatriement de devises proche des 100%. Une situation exceptionnelle qui devrait d’ailleurs servir d’exemple à d’autres filières comme la vanille et le girofle.

La campagne de litchi englobe toute une chaîne dont l’objectif consiste à expédier dans le délai imparti une quantité de produits préparés selon les normes pointues des marchés européens et américains qui sont les principales destinations du litchi de Madagascar. Tout commence au niveau des producteurs. Les collecteurs viennent acheter leurs productions et se chargent de les transporter jusqu’aux stations de soufrage. Ces dernières trient les fruits qui respectent les critères exigés par les importateurs avant de procéder au soufrage proprement dit. Ces fruits sont emballés avant que les cartons ne soient ensuite chargés sur des palettes, transportés jusqu’au port et embarqués sur des bateaux à cave réfrigérée ou bateaux conventionnels.

Descente à la base

Deux régions de l’ex-province de Toamasina sont les principales zones de production qui participent à cette campagne dont l’Atsinanana et l’Analanjirofo

Le ministre Edgard Razafindravahy a profité de son passage à Toamasina pour rencontrer chacun des acteurs de la filière litchi. Pour les producteurs, le principal souci réside dans le prix d’achat du produit par les collecteurs. Pour cette campagne 2022, le Groupement des exportateurs de litchi (GEL), a déjà fixé le prix d’achat au niveau des stations de soufrage à 1300 ariary le kilo.

« Notre souhait serait de vendre le kilo à 1300 ariary aux collecteurs », réclament les producteurs. En réalité, il est encore difficile pour les collecteurs de satisfaire la demande des producteurs. Avec ce prix imposé par les exportateurs qui gèrent les stations de soufrage, ils doivent encore rajouter les couts de transport ainsi que leurs marges bénéficiaires.

L’autre souhait transmis par les producteurs au MICC est de sécuriser les produits jusqu’aux stations de soufrage. «Le litchi est un produit facilement périssable. Il peut suffire de quelques heures d’attentes à cause d’une route coupée pour que toute une cargaison soit à jeter », se plaignent-ils.

La rencontre prévue avec le Groupement des Exportateurs de Litchi (GEL), l’entité à qui l’État a confié l’organisation de toute la campagne de litchi était une occasion, pour le MICC, de rendre compte des doléances des acteurs qui opèrent en amont de la chaÎne. Pour ce qui est de la date d’ouverture de la campagne, le MICC l’a annoncé « pour la semaine prochaine » sans donner de détails.

Une qualité moyenne

Enfin, il en a profité pour rappeler l’importance du projet One District One Factory, en évoquant le cas des litchis invendus, et la nécessité de les transformer ou de les sécher, pour éviter les pourritures. L’arrivée de la pluie ces derniers jours apporte de l’optimisme aux producteurs. Néanmoins, un déficit trop important de la pluviométrie durant les périodes clés de la production laisse prévoir une qualité moyenne, confirmée par les producteurs, même si Madagascar vise une quantité d’exportation qui devrait avoisiner les 15 000 tonnes.

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