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Parc botanique et zoologique Tsimbazaza – Pas de privatisation selon Assoumacou

Le  parc de Tsimbazaza  reste sous tutelle du MESUPRES.

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique rassure les opinions. La gestion du parc Tsimbazaza ne sera pas confiée au secteur privé.

«Aucun projet de mi s e en concession ni de privatisation de la gestion du parc botanique et zoologique de Tsimbazaza, en vue », affirme le professeur Elia Béatrice Assoumacou, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Des bruits courraient que la gestion du parc serait attribuée à un groupe privé déjà actif dans plusieurs activités comme l’énergie, l’immobilier, les télécommunications et les services financiers.

Le collège des chercheurs-enseignants du PBZT, alerté par un mail qu’aurait reçu la direction du parc, indiquant les détails de ce projet d’attribution de la gestion du parc à ce groupe privé, a fait une déclaration pour s’opposer à un tel projet, hier. « Nous nous opposons formellement à l’attribution de la gestion du parc au privé, pendant une durée de 30 ans, via une procédure de gré à gré », peuton lire dans sa déclaration.

Elia Béatrice Assoumacou affirme que le parc Tsimba­zaza ne sera pas confié au secteur privé. Il s’agirait d’une simple rumeur et d’une diversion pour couvrir une affaire de malversation dans le parc, accusant son directeur.

Une plainte anonyme

Ce dernier a été placé sous contrôle judiciaire par le Pôle anti-corruption la semaine passée. Il est accusé de détournement de deniers publics, d’abus de fonction et de favoritisme, suite à une plainte anonyme déposée au Bureau indépendant anticorruption (BIANCO).

La mise en concession du parc n’est pas tout à fait contestée. Les avis divergent, certes. Mais beaucoup sollicitent une coopération public-privé, pour restaurer le parc. « C’est nécessaire pour sauver le parc et les animaux ! », réagissent plusieurs personnes.

Beaucoup ont tiré la sonnette d’alarme sur l’état de délabrement du parc, ces derniers temps : des infrastructures mal entretenues, des animaux sous-alimentés. Jonah Ratsimbazafy, primatologue malgache, dénonce plusieurs faits démontrant que tout va mal dans ce parc. « Un diplomate libyen a déploré les conditions de vie des chameaux et a voulu rapatrier les animaux. (…) Les tickets d’entrée pour les visites nocturnes sont détournés, les employés ne donnent pas de facture. (…) Certaines fois, les agents du parc oublient de nourrir les animaux. (…) Le gouvernement japonais a offert une grande cage pour loger les primates, mais ces animaux sont décédés un par un. (…) Des trafiquants de tortue ont travaillé avec des agents du parc », cite-t-il.

Les employés pointent du doigt la mauvaise gestion du parc et le détournement des deniers publics comme principales causes de cette dégradation. « Le parc dispose d’un budget de fonctionnement. Malheureuse­- ment, une grande partie de ce dernier est détournée », affirme un employé du parc. Le professeur Elia Béatrice Assouma­cou regrette l’état actuel du site, malgré les propres recettes du parc et le budget de fonctionnement ainsi que le salaire de ses agents, pris en charge par l’État.

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