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Cadre légal – L’équilibre du Budget 2022 dévoilé

Les  députés  lors  d’une  séance  plénière.

Toutes les pièces du puzzle sont maintenant en place. Tout le monde peut consulter le Projet de loi de finances initiale 2022 sur le site du ministère de l’Économie et des finances.

Les militants de la société civile sont bien servis. Ils ont toujours exigé que les annexes avec les différents tomes soient adjointes à l’exposé des motifs pour faire une analyse objective et détaillée du document. Maintenant tous ces fragments financiers sont publiés, ils peuvent, à loisir les monter en épingle. À part le taux de croissance de l’économie en termes réels du PIB, 3,5% pour 2021 et 5,4 l’année prochaine, à condition d’une maîtrise d’une éventuelle propagation du coronavirus, le taux de pression fiscale remonte à 12,1% du PIB, le taux d’inflation aux alentours des 7% en glissement annuel, avant de passer en dessous des 6% en 2023, les différents équilibres du Projet de loi de finances 2022 sont désormais affichés. Suivant les nomenclatures considérées.

L’Article 4 mentionne « Les produits et revenus applicables au budget 2022, incluant les aides budgétaires non remboursables et les recettes d’ordre, sont évalués à la somme de 8 781 188 961 milliers d’ariary conformément au tableau ci après ». L’Article 5 stipule « Le plafond des crédits autorisés au titre des intérêts de la dette, des pouvoirs publics, des moyens des ministères, des autres dépenses affectées, de la dotation aux communes, des dépenses d’Investissement (Financement interne et externe) et des opérations d’ordre du Budget général pour 2022 s’élève à 14 430 430 849 d’ariary ».

Intransigeant

Si l’on tient compte du tableau de répartition budgétaire par institutions et ministères, le total global est à 11 143 555 705 d’ariary. Et pour couronner le tout, l’équilibre général, résumant toutes ces considérations s’élève à 19 467 967 662 d’ariary. Il reste maintenant à savoir le pourcentage de la part des secteurs dits sociaux (éducation nationale, santé publique, population et promotion féminine, eau, hygiène et assainissement) par rapport aux diverses ventilations susmentionnées. Et dans quelles proportions ramenées au PIB. Deux mesures souvent évoquées par des bailleurs de fonds pour sonder les réelles volontés du gouvernement à aller de l’avant dans les réformes structurelles envisagées. Un point sur lequel le Fonds monétaire international, FMI s’est montré intransigeant. Tout comme sur celui des subventions. Celles accordées à la Jirama ont été fixées, sinon plafonnées à 380 milliards d’ariary. Pour Air Madagascar, il est attendu, les résultats du plan de sauvetage fiable pour en parler, selon le chef de mission de revue du Frédéric Lambert dans sa dernière lettre, en guise de compte rendu. Le fait que le Conseil d’administration du FMI ne décide du déblocage de la seconde tranche de la Facilité élargie de crédit de 69 millions de dollars, à insérer au titre des aides budgétaires, a fait naître de nombreuses spéculations sur le cas d’Air Madagascar.

Dans tous les cas de figure, les 5,4% de progression de l’économie ne serait pas suffisant pour faire reculer la pauvreté. Il est en deçà du taux de l’essor démographique. Ce serait 8% en 2023 et 8,5 en 2024 selon les prévisions les plus optimistes. Sachant que l’élection présidentielle devrait se tenir dans deux ans.

 

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