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Trafic de ressources naturelles – Des VOI peu motivées dans la lutte

Les  soixante-dix-sept  tortues  saisies  à  Ampanihy  ont  été ramenées  dans  un  centre  de  détention.

Des gardiens des forêts sont de moins en moins dynamiques dans l’exécution de leur mission. Les trafics de ressources ne s’estompent pas.

LES forêts brûlent. Les tortues continuent d’être l’apanage des trafics. Le commerce de bois de rose reprend. Les VOI ou communautés de base sont les principaux relais dans la protection des ressources naturelles. Mais l’une des plus grandes aires protégées du pays, le Menabe Antimena es t la proie des flammes depuis des années et continue de subir cette forte pression malgré les alertes lancées à tous les échelons. Le feu fait partie du décor le long de la RN4. Des bois de rose ont été saisis à Amparafaravola, dans l’Alaotra dernièrement chez un particulier. Soixante-dix sept tortues ont été regroupées illicitement dans un local de la commune rurale d’Ejeda, district d’Ampanihy Ouest, sur le point d’être expédiées quelque part. L’Aire protégée communautaire Vezo dans la forêt Mikea dans l’Atsimo Andrefana devient la principale ressource des charbonniers. La criminalité environ­ne­- mentale est à son comble et les enjeux de tarissement d’eau, de réchau ffemen t climatique, de désastre pour le tourisme ainsi que le peu qui va rester pour les générations futures semblent ne pas être compris et assimilés. Vu l’ampleur des tâches, les administrations forestières transfèrent la gestion des ressources naturelles aux communautés de base ou VOI ( Vondron’ olona ifotony), suivant un cahier de charge bien clair. « L’objectif principal est de les responsabiliser et aucun transfert n’est imposé. Le processus commence par la seule volonté des VOI » définit le WWF.

Impuissants

Le VOI « Ezaka » dans le fokontany d’Anadabolava, commune rurale d’Ambatry, district de Betioky Sud confirme que c’est une action bénévole. « Il n’y a ni salaire ni aucune autre forme d’indemnisation pour chaque ménage. L’intérêt est toujours communautaire quand des organismes octroient des soutiens financiers ou matériels. Ce qui est aussi rare. Nous sommes entre autres soumis au « Dina » pour toute tentative de délit à l’encontre des ressources naturelles que nous sommes censés et que nous devons protéger pour notre propre survie. Mais ce ne sont pas toutes les communautés qui se portent membres du VOI » explique Lafendray, repré­sentant du VOI Ezaka. Tout n’est pas rose dans ce district et la direction régionale de l’Environnement et du développement durable (DREDD) Atsimo Andrefana en a fait le constat avec ceux de Toliara II et Ampanihy. « Beaucoup ne comprennent pas encore leur mission dans la protection et la réduction des pressions sur les ressources naturelles. Il leur appartient d’assurer la gestion durable de ces ressources mais ils se retrouvent souvent impuissants face aux actes criminels et illicites » reconnait Soary Randrianjafizanaka, directeur régional. De meilleures stratégies de signalement rapides ont été ainsi instruites aux VOI et des rapports périodi­ques leur ont été demandés.

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