Politique

Protection de l’environnement – Les évêques exigent des actes

Un changement de comportement radical. Telle est la solution recommandée par la Conférence des évêques de Madagascar (CEM), en matière de protection de l’environnement. Faisant écho des urgences soulevées par le pape François, durant sa visite pastorale, en septembre, la déclaration de la CEM, publiée hier, sonne comme un plaidoyer écologique.

L’appel à une prise de conscience, à une prise de responsabilité effective, à l’action en faveur de la protection de l’environnement lancée par les évêques, s’adresse autant aux responsables étatiques, qu’aux citoyens. « Un changement radical de comportement est nécessaire. Nous devons préserver l’environnement, le peu qui nous reste, comme la prunelle de nos yeux pour le bien-être de tout homme et de tout l’homme [dans le sens du développement intégral souligné dans la doctrine sociale de l’église catholique] », soutient la CEM.

Les évêques demandent alors, « de ne plus s’arrêter aux effets d’annonce », mais de concrétiser les intentions. À la lecture de la déclaration de la Conférence épiscopale, la journée nationale de reboisement, prévu dans le courant du mois de janvier, est une occasion pour chaque citoyen, à son niveau de démontrer une volonté concrète de préserver l’environnement.

L’heure est grave, souligne la CEM en énumérant les feux de brousse incessants, les pillages de ressources naturelles, autant terrestres que sous-terraines et les impacts néfastes comme la pollution de l’air et de l’eau, le tarissement des cours d’eau. « Nous devons tous concéder que notre environnement est détruit », fustigent les évêques.

Pour stimuler une prise de conscience, ils suggèrent même que le dicton malgache traduit en « celui qui brûle la forêt, brûle la patrie », soit remplacé par « celui qui brûle la forêt, tue ses descendants et celui qui plante des arbres, transmet la vie ».