Notes du passé

Lutte antiérosive par l’aménagement du sol

Nous poursuivons les résultats des efforts de protection des sols et donc de la lutte contre la culture sur brûlis et les incendies de forêts. Efforts déployés et résultats obtenus durant la dernière décennie qui précède l’Indépen­dance (lire précédentes Notes).

Dans la province de Fianarantsoa notamment, une action importante est entreprise à partir de 1957. Les crédits Fides (Fonds d’investissement pour le développement économique et social des territoires d’Outre-mer) mis à disposition permettent de démarrer un certain nombre de secteurs pilotes disséminés dans toute la province. Cependant, un manque de coordination entre les services provinciaux et l’échelon central à l’époque de la loi-cadre, ne favorise pas les expérimentations et les mises au point nécessaires pour parfaire les systèmes employés.

En outre, les difficultés budgétaires dues au retard de mise à disposition des crédits du Plan, entrainent une mise en sommeil de bon nombre de secteurs et du ralentissement considérable des actions. « Les nouvelles dotations FAC (Fonds d’aide et de coopération français) devraient permettre de relancer l’opération qui avait obtenu un succès certain » (Bulletin de Madagascar, septembre 1961).

Pour les marais d’Ambila, à la demande de la direction du Plan, le bureau d’études P. Roche établit un projet complet d’aménagement et mis en place, en liaison avec les techniciens locaux, l’expérimentation nécessaire. « Mais le manque de continuité dans l’action et les changements fréquents de personnel n’ont pas permis de poursuivre la réalisation du projet. »

Dans la province de Toliara, le secteur d’Ambovombe, périmètre de Défense et de restauration des sols, est créé pour mettre au point des techniques d’aménagement des terres contre l’érosion en zone aride. « Ce problème est particulièrement complexe. » Mais les résultats obtenus après trois campagnes ont permis de préciser les possibilités. Toutefois, des difficultés apparaissent du fait de la complexité des aménagements prévus (fossés isohypses, rideau brise-vent), et le principe est modifié aussitôt.

Les liaisons avec les organismes du paysannat sont précisées grâce à Guéneau, le service des Eaux et forêts et de la conservation des sols est responsable technique, tandis que la vulgarisation et le contact incombent au chef de secteur de paysannat et de ses agents à Ambondro. « Il semble cependant que les engagements pris par le chef de secteur n’aient pu être tenus par les agents du service. »

Le budget provincial de Toliara finance, de son côté, une action similaire à Elanga, dans le district d’Amboasary, entièrement confiée par suite de l’absence d’agent du paysannat, à l’inspection forestière des eaux et forêts. Dans cette dernière région, des actions simples sont menées dans tous les secteurs, en partenariat avec le paysannat, tandis que le service des Eaux et forêts fournit les directives et l’aide technique nécessaire.

Par ailleurs, toujours dans la province de Toliara, à Mandabe, une étude et un projet suivis de financement par la CEAMP (Centrale d’équipements agricoles et de modernisation du paysannat) portant sur l’aménagement des terres du périmètre de la CRAM (Collectivité rurale autochtone modernisée), sont initiés en 1958. Les travaux et l’expérimentation nécessaires sont réalisés. Pourtant, diverses difficultés ne permettent pas à la CRAM de continuer l’action et, une fois l’infrastructure réalisée et les essais mis en place, aucune suite n’est donnée.

Dans le périmètre de Dabara, la commission chargée de son étude demande une prospection des terres du périmètre d’Ankili­valo. Cette étude est effectuée et fournie aux autorités compétentes. De même, l’étude de la protection des berges de la Morondava au pont de Maro­fototra est présentée au Plan en 1959.

À Ankazoabo, une prospection est réalisée à la demande du service provincial de l’agriculture de Toliara et de la CFDT (Compagnie française pour le développement des fibres textiles). Cette prospection permet de dégager les zones possibles pour l’extension du coton en culture sèche. Un projet d’aménagement antiérosif des secteurs de coton est fait. Les résultats sont très bons et les dispositifs installés à Anka­zoabo sont systématiquement établis sur les nouveaux secteurs de la CFDT. Enfin, avec le service de l’Agriculture, l’aménagement antiérosif du secteur cotonnier de Fotivolo est aussi terminé.

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