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Tsiroanomandidy : Une suspicion de peste se propage à Bemahatazana

Une suspicion de peste bubonique a fait plusieurs victimes dans la commune de Bemahatazana Tsiroanomandidy, en l’espace de quelques jours. Une victime a succombé.

Une suspicion de peste bubonique se propage dans la commune rurale de Bemahatazana, à Tsiroanomandidy. Les symptômes de la maladie sont apparu sur cinq personnes de deux fokontany voisins, Ambatofotsy Feo et Ambato­fotsy Est, depuis la semaine dernière. Richard Rasolo­nirina, adjoint au maire, rapporte que l’une des victimes, un enfant de quatre ans, a succombé le 11 octobre.

« Selon les responsables de santé, cet enfant était déjà très fatigué lorsque ses proches l’ont amené à l’hôpital. Il délirait même », précise cette autorité locale. Sa mère et sa grande sœur qui habitaient à Ambato­fotsy Feo, sont tombées malades en même temps que lui. Ces dernières s’en sont sorties vivantes, elles ont été prises en charge à temps.

Les feux de brousse

Deux autres cas sont survenus depuis le début de cette semaine. Le 14 octobre, un jeune homme de
24 ans, habitant un village du fokontany d’Ambatofotsy Est, a été également testé positif à la peste bubonique. Il a survécu à la maladie. Actuellement, un jeune homme suspecté de souffrir de la peste bubonique est pris en charge dans le centre hospitalier de la commune rurale de Bemaha­tazana. Il a été admis à l’hôpital, mercredi. Son état de santé se serait amélioré, depuis.

Plusieurs cas de peste sont enregistrés dans cette commune, depuis le mois d’août. Une adolescente n’a pas survécu le 23 août. Le 28 août, un passager d’un véhicule de transport en commun a été détecté, au poste de contrôle sanitaire installé dans cette commune. Richard Rasolonirina parle même d’une dizaine de cas depuis le début de la saison.

La propagation des feux de brousse dans la commune rurale de Bemahatazana expliquerait l’apparition de la peste bubonique dans cette zone. Des habitants brûleraient volontairement la savane pour lutter contre l’insécurité. « Ils craignent que des malfaiteurs se cachent dans la brousse et pensent qu’en détruisant les hautes herbes, ils peuvent les éviter », souligne Richard Rasolo­nirina. Les feux poussent, pourtant, les rats à se rapprocher de l’homme. Une situation qui facilite la transmission de la maladie par l’intermédiaire des puces.

Des équipes médicales ont déjà effectué des activités de riposte dans cette commune, pour prévenir la propagation de la peste. Mais la maladie ne sera jamais éradiquée, tant que la lutte contre les rats ne soit pas une priorité.